Faisons-nous
de notre mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande ?[1]
Á
cette question, une des personnes qui m’est chère, qui me lit assez
régulièrement et qui m’adresse de temps à autre des commentaires, a cherché à y
répondre, par certaines interrogations fondamentales :
« Faisons-nous
de notre mieux pour Adorer Allah comme Allaah le demande? »
Comment
« s'auto-évaluer » par rapport à ce qu'Allaah nous demande ?
Allaah
ne charge une âme que du poids qu'elle peut supporter.
Tirons-nous
le maximum du « potentiel » qu'Allaah nous a donné ?
Portons
nous des charges qui n'ont rien à voir avec l'Essentiel ?
Quelle
est la vraie valeur profonde de l'intention qui guide nos actes ?
Autant
de questions dont nous n'aurons jamais vraiment la réponse et que nous n’aurons
peut-être même pas le courage de nous poser.
Essayons
d'être un peu plus concrets.
En
ce qui me concerne, ma plus grande difficulté est d'arriver à dégager plus de
temps dans le tourbillon du quotidien pour améliorer ma connaissance et ma
pratique de fond de l'Islaam.
Et
aussi, sur le temps que j'y consacre déjà, progresser encore dans ma
concentration et mon implication.
Enfin,
pendant tout le reste du temps et dans toutes les circonstances, essayer que
mes comportements soient le moins possible guidés par l'ego, l'imposture, la
crainte du manque de reconnaissance sociale, la possession; et le plus possible
guidés par l'altruisme lucide, la poursuite de l'excellence, la crainte d'Allaah
et l’attachement à la transmission.[2]
De
jolis mots, mais au final est-ce que je donne réellement mon maximum ?
Non,
et je ne pense pas qu'un jour je pourrais sincèrement répondre oui.
Ce
n'est pas de la fausse modestie, mais même si je fournis un vrai effort,
je ne pense pas que cela soit le maximum que je puisse faire.
Aujourd'hui,
je pense que plus mon âge avancera, plus ma peur de la mort augmentera[3]. Comment
se sentir prêt au Rendez-vous ultime ?
Comment
être serein ?
Au
final, l'essentiel, je pense, est de ne jamais désespérer de la Miséricorde
d'Allaah, sinon, non seulement nous ne pouvons pas être sereins, mais alors la
peur du Rendez-vous ultime deviendra tellement immense que nous serons
totalement inhibés.
Le
plus dur est d'arriver à avoir une peur motrice.[4]
Qu'Allaah
m'aide à progresser dans le combat contre mes « démons » jusqu'à ce
qu'Il me rappelle à Lui.[5]
[1] L’Islaam
depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son
mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
[2]
Á l’importance de la transmission.
[3]
La mort c’est l’au-delà, la résurrection, l’éternité soit au Paradis, soit en
Enfer.
ʺPar le soleil et par sa clarté. Par la lune quand
elle le suit. Par le jour quand il l’éclaire. Par la nuit quand elle
l’enveloppe. Par le ciel et par Celui qui l’a construit. Par la terre et par
Celui qui l’a étendue. Par l’âme et par Celui qui l’a harmonieusement façonnée.
Et lui a inspiré son immoralité et sa piété. A réussi celui qui l’a purifiée.
Et a perdu celui qui l’a corrompueʺ.
Alqoraane
(Le Coran), sourate 91 (chapitre 91), Achchamç, Le Soleil, aayate 1 à aayate 10
(verset 1 au verset 10).
Kachriid
note que le verbe "dassa" en arabe veut dire cacher, empêcher
de paraître au grand jour.
L’être
humain étant à l’origine d’essence divine, son humanité est l’ensemble de
toutes les vertus et noblesses.
Celui
qui suit la voie de l’immoralité est comme celui qui a empêché sa bonne nature
d’éclater au grand jour pour ne montrer que sa fausse nature inspirée par satan
(achchaytaane) et les passions charnelles.
Salaah
Addine Kachriid, le ʺrʺ roulé, (Salah Eddine Kechrid), traduction du Qoraane
(Coran), Loubnane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb
Alislaami, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984).
Note
en bas de la page 809.
[4]
Qui fait progresser.
[5]
Le titre, la transcription d’Allaah et de Islaam (avec deux ʺaʺ) et les notes de bas de page sont de moi.
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