samedi 12 octobre 2013

DÉVERSE ENCORE SUR MOI TA MISÉRICORDE, SEIGNEUR



Couleurs d’automne.
Murmures sous les pieds, de parures d’arbres défeuillés.
Nuages changeant de forme.
Instants de pluie fine.
Caresses de vent.
Clapotement d’eau.
Mémoire de fleuve.
Flots de pensées.
Afflux d’images.
Vagues de sensations.
Averse de mots.
Coulée de sérénité.
Ruissellement de paix.
Battements du cœur, tels les battements du cœur de la mère, que l’enfant béni garde en lui.
Reconnaissance.
Sont-ils égaux ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ?
« Par le soleil et par sa clarté.
Par la lune quand elle le suit.
Par le jour quand il l’éclaire.
Par la nuit quand elle l’enveloppe.
Par le ciel et par Celui qui l’a construit.
Par la terre et par Celui qui l’a étendue.
Par l’âme et par Celui qui l’a harmonieusement façonnée.
Et lui a inspiré son immoralité et sa piété.
A réussi celui qui l’a purifiée.
Et a perdu celui qui l’a corrompue ».[1]
 
BOUAZZA


[1] Alqoraane (Le Coran), sourate 91 (chapitre 91), Achchamç, Le Soleil, aayate 1 à aayate 10 (verset 1 au verset 10).
Je ne fais que répéter ce que j’ai déjà écrit.
Voir :

jeudi 10 octobre 2013

« LHRRAAGA »



Au Maroc, ils sont appelés « lhrraaga ».[1]
Les « brûleurs ».
Ce sont des personnes qui tentent, à partir du Maghreb,[2] à bord d’embarcations de fortune,[3] de quitter l’Afrique, pour atteindre l’Europe[4] où ils sont considérés, lorsqu’ils y arrivent,[5] comme « clandestins ».[6]
« Brûleurs » parce que avant de se lancer dans cette tentative d’atteindre des côtes européennes, ils brûlent tous les documents qui peuvent permettre de les identifier et donc de les expulser vers les pays de départ.
Des pays où sévissent des régimes fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
Avec ces régimes, pour les populations qui y subissent les horreurs, l’Afrique est un bagne, un continent où la merde gicle et dégouline de partout.
Nauséabonde.
L’esclavage a fait des ravages.
Le colonialisme n’a rien épargné.
Le système colonialo-impérialo-sioniste continue d’alimenter, d’entretenir et de répandre les ordures et la pourriture.
Les régimes mis en place par ce système, sont tenus de tout mettre en œuvre afin de servir les intérêts de leurs employeurs, qui parfois s’en débarrassent, pour les remplacer par leurs semblables en ayant recours à un « autre » discours destiné à maintenir la confusion et la manipulation.
Ces employeurs, qui connaissent mieux que quiconque leurs employés et qui n’ignorent rien de leurs pratiques, savent qu’ils sont assoiffés de sang, d’argent et de vices, qu’ils sodomisent et massacrent des hommes, violent, méprisent, humilient et tuent des femmes, s’adonnent à la pédophilie et font disparaître des enfants.
Ce qui a été appelé « l’indépendance dans l’interdépendance »,[7] « la révolution » ou la fin de l’apartheid, n’a pas débarrassé les « indigènes » de l’asservissement, des persécutions, de l’oppression, de l’exploitation, de l’arbitraire, des enfermements, des tortures, des humiliations, des vexations, des injustices et autres.
Les criminels mis à la « tête » des « États » d’Afrique ont des comptes bancaires partout, des lingots d’or, des pierres précieuses, des bijoux de grande valeur, des fermes modèles, des haras, des propriétés immobilières sans nombre, des résidences dans les « grandes capitales » et au bord de « plages pour milliardaires », des palaces, des tableaux de peintres de renom, des cabarets, des boîtes de nuit, des salles de jeu, des restaurants, des voitures luxueuses, des avions, des bateaux.
Ils affament et détruisent avec l’appui de leurs employeurs, investissent dans les lieux de la débauche, se font livrer par vols entiers des débauchés dits stars, artistes et autres, des alcools et des drogues à profusion, des mets pour « civilisés » que les « barbares » ne connaissent même pas de nom, raffolent de sexe sans frontières et de partouzes.
Ils salissent et souillent tout, recourent à la dépravation, à la censure, aux usurpations, aux falsifications, aux trafics, aux trahisons, aux tromperies, aux tricheries, aux enlèvements, aux séquestrations, aux emprisonnements, aux supplices, aux liquidations, aux tueries, aux massacres et autres à des degrés inimaginables.
Les « empires coloniaux » ont peut-être disparu, mais pas les effets du colonialisme.
Le système colonialo-impérialo-sioniste a imposé à des populations entières de par le monde de chercher des moyens de subsistance dans des conditions, le plus souvent, atroces.
Beaucoup parmi elles, rurales, se sont trouvées dans des faubourgs de villes nouvelles coloniales, contraintes de s’adapter à des modes de survie dans des bidonvilles.
Ces populations ont connu la transplantation forcée dans leur pays d’origine, avant qu’elles ne soient poussées à le quitter parfois pour fournir la main d’œuvre, taillable et corvéable à merci, dont les métropoles avaient besoin.
Le processus migratoire ne peut pas être compris en occultant l’histoire de la transplantation d’êtres de sociétés rurales, d’êtres colonisés, maintenus dans l’ignorance, dépossédés, sans moyens, dans des sociétés industrialisées qui par de multiples mécanismes ont imposé et imposent leur domination.
Les pays d’Afrique restent pour les employeurs des réserves de matières premières et de main d’œuvre, des marchés pour tout écouler, des points stratégiques pour les militaires, des terrains d’expérimentations des armements, des lieux de pédophilie et autres « loisirs pour touristes », des dépotoirs multiples et variées et des décharges d’immondices.
Ces pays sont dotés d’une armée et d’une police très opérationnelles pour les oppressions et les massacres des populations.
À cet effet, le système colonialo-impérialo-sioniste leur vend les armes nécessaires et se charge de la formation.
Ces armes sont vendues au prix fort par ce trafiquant, qui alimente, oriente, entretient et contrôle les conflits armés entre ses employés.
Doté d’avions bombardiers des plus performants dans les exterminations, d’une flotte maritime pour les agressions, d’innombrables chars de carnage, de missiles, d’équipements militaires les plus récents, d’armements sophistiqués, d’armes nucléaires, le système colonialo-impérialo-sioniste répand la terreur.
Dans ce domaine, une certaine « préséance » est reconnue à la France en Afrique, qu’elle continue de considérer comme sa « chose ».[8]
Depuis un certain temps, l’Europe ne veut plus que ces « hrraaga » émigrent pour atteindre « la forteresse ».
Elle fait tout afin d’empêcher leur venue, mais ces « brûleurs » sont décidés à tout faire pour s’évader du bagne d’Afrique.[9]
Ils n’ont rien à perdre.
Ils continuent de mourir pour fuir ce qu’ils ne peuvent plus supporter.
Afin de les contenir, l’Europe verse des sommes énormes à ses employés [10] pour qu’ils usent de tous les moyens de rétention.
Par ailleurs, en plus des possibilités illimitées de chaque État d’Europe, l’Union Européenne a mis en place une force[11] avec des avions, des hélicoptères, des navires et autres, destinés à renforcer « la forteresse ».
Le jeudi 3 octobre 2013,[12] un rafiot a fait naufrage, encore une fois, au large de l’île italienne de Lampedusa,[13] entraînant la mort de centaines de personnes, qui s’ajoutent aux milliers d’autres naufragés[14] dans la mer contrôlée par cette Europe où ils rêvaient de survivre plus décemment que dans le bagne d’Afrique.
Les criminels installés à la « tête » des « États » d’Afrique s’en foutent bien sûr.
Complètement.[15]

 BOUAZZA


[1] Lhrraaqa, alharraaqa (hrraaga, hrraaqa) pluriel de lhrraag, alharraag (hrraag, harraaq) du verbe haraqa en arabe, qui signifie brûler (les r roulés).
[2] Afrique du Nord, mais des personnes viennent d’autres régions d’Afrique et partent aussi d’autres régions.
[3] Dites pateras en Espagne.
[4] La forteresse.
[5] Ce qui n’est pas toujours le cas.
Et avec ce phénomène, la mer devient synonyme de cimetière pour beaucoup de familles.
[6] Émigration clandestine
[7] Statut octroyé par le système colonialo-impérialo-sioniste, et qui s’est traduit dans les colonies par la multiplication des "États" supplétifs, subordonnés avec plus ou moins de zèle, de soumission et de servilité dans l’exécution des ordres des métropoles et autres employeurs.
[8] Ce qui ne signifie pas que les autres métropoles se contentent de regarder .
[9] Cette main d’oeuvre continue d’essayer d’arriver alors que souvent, la mort est au rendez-vous.
Elle veut atteindre la forteresse, même s’il n’est plus fait appel à elle, car elle n’arrive pas à se débarrasser de la merde qui gicle et dégouline de partout au bagne d’Afrique.
[10] Qui profitent par ailleurs des réseaux des passeurs s’enrichissant des sommes de plus en plus élevées que versent les candidats à l’évasion, que ces passeurs envoient à la mort.
[11] Frontex.
[12] Selon le calendrier dit grégorien.
[13] Isola di Lampedusa, entre l’île de Malte et la Tunisie.
[14] Le but ici n’est pas de fournir les divers chiffres relatifs à ces naufrages.
Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.

mercredi 9 octobre 2013

« PROBLÉMATIQUE DE LA BINATIONALITÉ »



Après une « éclipse » plus que fugitive, « la problématique de la binationalité »[1] refait son apparition, « afin de tenir les français en alerte ».
Il s’agit pour ceux et celles qui se chargent « de tenir en alerte,[2] de rappeler aux « français »[3] que les musulmans dits « français », ont une autre « nationalité » qui met « la France » en danger.
Autrement dit, les musulmans ne peuvent pas être « français », car ils ne rejettent pas « tout ce qui n’est pas la France », c'est-à-dire l’Islaam.[4]
Des organismes»[5] sont chargés de réfléchir sur « la problématique de la binationalité ».
Peu de personnes le savent, mais « la problématique de la binationalité », fait AUSSI partie du fonds de commerce alimenté et entretenu par des multinationaux qui, depuis des lustres, se permettent ce qu’ils veulent dans ce pays et disposent de tous les moyens pour continuer, entre autres, leurs innombrables agressions contre les croyants et les croyantes.[6]
 
BOUAZZA


[1] Ne pas con-fondre avec bisexualité.
[2] Des figurants dits classe politique.
[3] De souche.
Depuis Vercingétorix ou depuis nos ancêtres les gaulois que les colonialistes, de gauche, de droite, du centre et autres, voulaient imposer aux indigènes ?
Une interrogation qui fait débat.
[4] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
[5] .Souvent, pour permettre à certains de ses serviteurs de continuer à dilapider les deniers publics au nom de l’intérêt général, l’État a mis en place depuis des lustres une pléthore de possibilités, dont une multitude d’organismes plus nuls les uns que les autres.
Personne ne connaît exactement leur nombre, leurs budgets ou leurs bénéficiaires.
Charles de Gaulle qui a occupé le trône du Palais de l’Élysée de 1959 à 1969 et qui a bien entendu eu recours à des organismes de cette nature, avait néanmoins souligné qu’il a toujours su ce qu’il avait à faire et qu’il n’avait aucun besoin pour cela du comité Gustave, du comité Théodule ou du comité Hippolyte, désignant ainsi ces organismes bidon.
L’expression comité Théodule s’est alors imposée.
La droite, la gauche, le centre et autres sont très attachés à ces organismes ré-pub-licains″.
C’est en général dans cet esprit que des personnes, grassement payées, sont chargées de faire des rapportsafin que les sommes versées soient justifiées.
Des médias sont chargés d’en parler afin d’alimenter des "débats".

mardi 8 octobre 2013

POURQUOI J’AI QUITTÉ LE MAROC ?



Souvent, lorsque quelqu’un me demande pourquoi j’ai quitté le Maroc, je réponds par le silence, parce qu’il ne m’est pas simple de répondre de manière satisfaisante à cette question.
Parfois, je réponds par un rire.
Il m’arrive aussi de dire, en riant, que je suis parti parce que je ne suis pas resté, ou que je suis parti parce que je connais.
Dans tous ces cas, je crois que c’est une manière de signifier qu’il vaut mieux parler d’autre chose.
Il m’est arrivé d’écrire[1] que je n’étais pas dans « la justification » à posteriori, en notant que j’ai quitté le Maroc pour fuir l’atmosphère avilissante entretenue et répandue par un régime corrompu, fondé sur l’imposture, et maintenu par le système colonialo-impérialo-sioniste.
À l’époque où j’ai décidé de partir, je ne m’exprimais pas ainsi, mais je ne le sentais peut-être pas autrement.
J’ai quitté le Maroc surtout pour ramener mon épouse au pays qu’elle a quitté afin de m’accompagner, pour protéger nos enfants et je le dis en mots que je n’étais pas en mesure d’utiliser à l’époque  « pour ne pas me faire vider de ce qui me remplit avant même que je ne sois de ce monde ».[2]
 
BOUAZZA

lundi 7 octobre 2013

LAMPEDUSA



- Je suis content que l’endroit te plaise.
Ce soir, je t’emmène dîner dans un lieu plus que branché,[1] où trône un italien.[2]
- Tu as entendu parler des personnes mortes dans un naufrage, en Italie justement ?
- Oui, jeudi dernier,[3] au large de l’île de Lampedusa.[4]
Encore une coupe de champagne ?
- Je ne dis pas non, il y a eu beaucoup de morts ?
- Plus de trois cents.
Le rafiot avait à son bord, paraît-il, plusieurs centaines de personnes, hommes, femmes, et enfants.
En comptant les survivants, il manquerait encore beaucoup, qui ont disparu en mer.
- Quelle horreur.
- Ce n’est pas nouveau.
Les Africains font tout pour arriver en Europe.
À partir de Tanger[5] par exemple, ils affrontent, depuis des années, les dangers dans des embarcations de fortune, des barques tout simplement et l’Espagne ne compte pas les morts dans ce cimetière qu’est devenue la mer.
- Mais pourquoi fuient-ils leur pays ?
- C’est une bonne question.
Ce que je sais, c’est que le Maroc touche beaucoup d’argent de l’Europe pour les retenir par tous les moyens, car ils viennent de partout pour arriver à Tanger et tenter d’atteindre l’Europe, mais cet argent, qui doit aussi atterrir dans la tirelire du palais, ne change pas grand-chose aux réseaux qui s’enrichissent de ce marché et qui continuent de s’enrichir.
- Sers moi encore du champagne.
J’ai séjourné au Maroc où j’ai été invitée dans un grand palace pour parler de mon livre sur les vins et je dois avouer, que j’étais loin de me douter que ce pays servait de base à ce trafic aussi.
Je dois avouer également que je me suis plus qu’éclatée, tu ne peux pas imaginer.
- Je connais, j’y étais plusieurs fois et j’ai même un pied à terre là-bas.
- Tu m’inviteras j’espère.
- Si tu es gentille.
- Cette nuit, nous irons en boîte, avant l’hôtel.[6]

 BOUAZZA


[1] ″Antre de pédérastes et de pédophiles.
[2] Qui a ses entrées surtout auprès de richissimes imposteurs de pays dits musulmans.
[3] 3 octobre 2013 (selon le calendrier dit grégorien).
[4] Isola di Lampedusa, entre l’île de Malte et la Tunisie.
[5] Ville au Nord du Maroc, sur l’Océan Atlantique et la Mer Méditerranée.
[6] Il connaît la boîte où il va l’emmener, un cabaret-bordel où ils seront accueillis dans la pénombre, par des effluves bien connues.
Des lesbiennes, des homosexuels, des bisexuels, des hétérosexuels, des travestis, des gigolos et autres, entretiennent l’ambiance d’enfer recherché par les clients et par les clientes.
À l’hôtel, lorsqu’ils dormiront, pas avant le lever du jour, il pense qu’il va encore faire ce rêve pénétrant dans lequel il est le maître de la finance et de ses valeurs.
Voir :

LE ROI



« Aviez-vous pensé que Nous vous avions créés par frivolité[1] et qu’à Nous vous ne seriez pas retournés ? Exalté soit Allaah, Le Vrai Roi,[2] nul Ilaah[3] que Lui, Le Maître du Noble Trône[4] ».[5]


[1] Kachriid (le r roulé), utilise le terme amusement(au lieu de frivolité) et note, entres autres, que si Allaah a crée les êtres et les choses, c’est dans un but bien défini. C’est pour démontrer Sa puissance infinie, Sa miséricorde sans bornes et Sa justice à laquelle personne ne peut échapper. Que les criminels manifestent largement leur puissance et leur outrecuidance, que les tyrans se prennent ici pour les dieux, que les riches impies se vautrent dans leur dépravation et dans leur luxure et que les honnêtes gens souffrent dans ce monde toutes sortes de vexations et d’injustices, mais ce monde n’est qu’une voie de passage ou une station de tri et le jour du grand jugement est inéluctable où chacun sera récompensé selon ses intentions et selon l’état de son coeur.
Salaah Addiine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), traduction du Qoraane (Coran), Loubnaane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaamii, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984).
Note en bas de la page 456.
[2] Almalik Alhaqq.
[3] Divinité.
[4] Al’arch Alkariim (les rroulés).
[5] Alqoraane (Le Coran), sourate 23 (chapitre 23), Annour (le r roulé), La Lumière, aayate 115 et aayate 116 (verset 115 et verset 116).
Je reprends ce que j’ai déjà cité.
Voir :