samedi 31 mai 2014

« RÉVÉLATIONS FRACASSANTES »

De temps à autre, des « révélations fracassantes » sont faites sur les « déboires conjugaux » de chefs d’état et de gouvernement qui s’adonnent chez eux, dans des palaces ou ailleurs à des orgies, sur les frasques de ministres débauchés et putes, sur d’autres qui s’envoient en l’air dans des bureaux, des ascenseurs et des chiottes, sur des députés, des sénateurs et divers représentants « élus » qui copulent à qui mieux mieux dans des véhicules de « service » et des recoins de bâtiments « publics », qui se font des fellations, se lèchent et fricotent dans de multiples endroits d’institutions diverses, qui aménagent mille et une rencontres pour se livrer à des enculeries et autres explorations anatomiques, sur des membres racoleurs de partis politiques, toute tendance con-fondue, qui usent de leur corps pour recruter, sur ceux et celles qui font l’éloge de la « promotion canapé »[1] et qui défendent les mœurs de la fornication et de l’adultère.
Pourquoi ces « révélations fracassantes » ?
Pour faire semblant[2], selon les circonstances et les moments, de tenir à des « valeurs » et de s’intéresser à la « famille ».
Certes la « famille » décomposée s’affiche,[3] mais parfois, le « beauf »[4] et sa femelle apprécient que l’on fasse semblant de dénoncer la décomposition et de disserter sur la « famille », « socle indestructible ».
« Révolution sexuelle » ou « baisolution »[5] pour les pour-voyeurs[6] et les pour-voyeuses[7] de « révélations fracassantes », ne doit pas empêcher de penser à des zélés-cteurs[8] et à des zélées-ctrices[9] pour qu’ils aient la conne-viction[10] que la baisologie obéit à des « principes » qui ne con-fondent pas vie privée et vie publique et con-fortent la « liberté » et les « droits de l’homme ».
Autrement dit, il s’agit de ne pas offrir au « terrorisme » ce qui pourrait aider à niquer la « démocratie ».[11]

BOUAZZA



[1] Comment utiliser son vagin et autres orifices et organes pour ʺréussir professionnellementʺ.
[2] Quitte à ʺsacrifierʺ parfois quelques ʺspécimensʺ pour la forme.
[3] C’est ʺtendanceʺ.
[4] ʺMonsieur tout le mondeʺ, avec ses travers.
[5] Contraction de ʺbaiserʺ et de ʺrévolutionʺ.
[6] Pourvoyeurs.
[7] Pourvoyeuses.
[8] Des électeurs
[9] Des électrices.
[10] Conviction.

vendredi 30 mai 2014

TOUJOURS SUR L'AUTORITÉ


─ D’innombrables choses ont été dites, se disent et continueront à se dire sur l’autorité.
Les explications changent selon les préoccupations, les interrogations, les orientations, les intérêts et les objectifs de chacun et de chacune.
─ C’est une question complexe qui demande des efforts pour éviter les confusions.
─ Il est louable de chercher à éviter les confusions, surtout que le thème de l’autorité met en mouvement différentes interprétations, donne lieu à de multiples approches, analyses et pratiques, se réfère à de multiples apports, et suscite de nombreuses controverses.
─ C’est un thème qui est au carrefour de plusieurs disciplines, et cela ne facilite pas l’élucidation en effet.
─ Pour les croyants et les croyantes,[1] l’autorité procède et se nourrit en premier du Message d’Allaah.
Si de nos jours aucun État[2] fondé sur ce Message n’existe plus, cela ne signifie pas que pour les croyants et les croyantes, l’autorité est moins importante.
Ce n’est pas l’État qui fait les croyants et les croyantes.
─ L’autorité est néanmoins un phénomène représenté par des institutions, des personnes, des croyances, des symboles, des figures qui lui confèrent sa fonction dans l’organisation sociale et dans la vie collective.
─ Elle se rapporte à ce qui est mis en œuvre pour éclairer le processus de responsabilisation.
C’est un processus où l’accent est mis sur l’importance des obligations et des droits de chacun et de chacune.
Obligations et droits qui s’accouplent dans une dialectique harmonieuse.
Ainsi, recevoir une éducation fondée sur le Message d’Allaah, contribue à sortir les croyants et les croyantes des confusions en leur permettant de connaître leurs obligations et leurs droits, pour les assumer.
Il va de soi qu’Allaah qui dispose de l’autorité absolue, peut bien sûr imposer ce qu’Il veut, à qui Il veut, comme Il veut, quand Il veut.
Mais Allaah n’a pas voulu que l’être humain soit assujetti à l’Adoration.[3]
Pas de contrainte[4] donc, pour imposer à quiconque l’adhésion à l’Islaam.[5]
Allaah laisse chaque personne libre de choisir.
Et chaque personne est responsable de son choix.
La notion de responsabilité, inséparable de l’autorité, prend alors une dimension capitale.
La liberté de choix ne s’oppose en aucun cas, à l’autorité absolue d’Allaah.
C’est parce qu’Allaah le veut, que l’être humain bénéficie de cette liberté de choix.
La responsabilisation signifie en premier lieu la distinction entre le licite et l’illicite, entre « alhalaal » et « alharaam ».[6]
« Alhalaal »[7] veut donc dire le licite, le permis, l’autorisé.
Et « alharaam »[8] signifie l’illicite, l’interdit, le non-autorisé.
« Alhalaal » est ce que Allaah a rendu « halaal », et « alharaam » est ce que Allaah a rendu « haraam ».
─ L’autorité se définirait-elle alors uniquement comme l’ensemble des relations de commandement et d’obéissance ?
─ Certainement pas.
L’autorité, ce n’est pas l’autoritarisme qui entraîne la tyrannie dans ses multiples composantes.
Les pistes de réflexion ne manquent pas.
─ En effet.
L’une d’elles fait appel à « L’auctoritas » et à « la potestas ».
« L’autoritas » est un terme qui se réfère à un système de valeurs, à un système d’échanges, à la compétence, et renvoie à la transmission, au respect et à l’ascendant.
Il s’appuie ainsi sur une chaîne de transmission et renvoie à une réflexion sur les fondements.
« La potestas » est un terme qui se réfère à la possibilité de sanctionner et d’exclure.
Il renvoie à l’idée de contrainte.
Les différences ne doivent en rien occulter la complémentarité et l’articulation.
Elles ne doivent pas se traduire par la dissociation.
Lorsque « l’auctoritas » n’agit pas, « la potestas » pose des problèmes.
La distorsion entre « l’auctoritas » et « la potestas » (déficit dans un cas et excès dans l’autre par exemple) entraîne, bien entendu, des complications.
C’est dire qu’il est nécessaire d’avoir une sorte d’interaction dialectique pour maintenir l’équilibre.
─ L’équilibre est dans la Voie d’Allaah.
Il consiste à faire de son mieux ici-bas comme si c’était la demeure de toujours, et de se préparer à rejoindre l’au-delà à tout instant.[9]
  
BOUAZZA




[1] Almouminoune wa almouminaate.
[2] Cette appellation n’écarte pas d’autres.
[3] Al’ibaada.
[4] Pas de contrainte en religion ! La voie de la raison s’est différenciée de l’égarement. Quiconque renie la tyrannie des fausses divinités et croit à Allaah saisit l’anse la plus solide, qui ne se brise pas. Et Allaah est Audiant et Omniscient″.
Alqoraane (Le Coran), sourate 2 (chapitre 2), Albaqara, La Vache, aayate 256 (verset 256).
Kachriid (le r roulé)  note au sujet de tyrannie des fausses divinités, traduction donnée au mot taaghoute, que le mot est ainsi employé au singulier comme au pluriel. Il vient du verbe taghaa c'est-à-dire outrepasser les limites, déborder. Il désigne tous ceux qui s’attribuent ou à qui on attribue une force ou une prérogative n’appartenant qu’à Allaah. Ce sont, selon les cas, les idoles, satan, les puissants de ce monde, son propre orgueil, etc…
Seul Allaah est capable de bien faire ou de nuire et nulle obéissance n’est due à personne si elle implique la désobéissance à Allaah.
Salaah Addine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), traduction du Qoraane (Coran), Loubnane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaami, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984), note en bas de la page 53.
[5] L’Islaam, depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
L’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat.
Les représentations, les fantasmes, les mythes et tout ce qui en découle, ne peuvent jamais anéantir cette Vérité.
Aujourd’hui, et depuis des lustres, l’État des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part.
Les ″États″ qui prétendent l’être sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement et autres.
L’Islaam les dénonce, les rejette, les condamne, les combat.
L’État des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part, mais les membres de la communauté (alomma, la matrie) des croyants et des croyantes sont partout et seront partout, par la miséricorde d’Allaah, jusqu’à la fin de l’existence ici-bas.
[6] Le r roulé.
[7] Halaal, licite.
[8] Haraam, illicite.
[9]  Sens d’un Hadiite attribué à Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Il y a lieu de rappeler qu’Alqoraane (Le Coran) est la continuation, la synthèse et le parachèvement du Message d’Allaah.
Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, a eu pour mission de le transmettre.
Assonna a trait à la conduite de Mohammad sur lui la bénédiction et la paix.
Lorsqu’on parle de hadiite (hadite, hadiithe, hadith), cela renvoie à ce qui a été rapporté concernant la conduite de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Alqoraane n’a de sens qu’avec Assonna et Assonna ne peut exister sans Alqoraane.
Assonna procède d’Alqoraane.
Je reprends ce texte sur l’autorité, tel qu’il m’a déjà été donné de le communiquer et je le ferai encore et encore, ine chaa-e Allaah (si Allaah veut).
Voir :

jeudi 29 mai 2014

QUELLE ÉDUCATION ?

En métropole, des personnes issues du processus migratoire, originaires des colonies d’Afrique du Nord, sont entassées et reléguées, en marge de la ville, dans des bâtiments désignés par le vocable « cités », où les fléaux ne manquent pas.[1]
Ces personnes, dites « musulmanes », connaissent des discriminations, des stigmatisations, des humiliations et autres déconsidérations.
C’est condamnable bien sûr, mais cela ne doit en aucun cas entraîner la négation du fait que beaucoup de ces personnes développent, entretiennent et encouragent des comportements malsains, qui n’ont rien à voir avec l’Islaam.[2]
Certaines d’entre elles, mâles et femelles, ont même « le génie » de renforcer ce qui n’est pas admis par l’Islaam.
Celles qui sont « instruites », logées en dehors des « cités » et occupant un emploi, mieux que  ceux réservés en général aux personnes issues du processus migratoire, ne constituent pas pour autant des hommes et des femmes éduqués.
Parmi elles, il y a qui sont souvent mal élevées, sans pudeur, irrespectueuses, capricieuses, vaniteuses, sournoises, perverses, désagréables, têtues, manipulatrices, hystériques et se dissimulant derrière des masques trompeurs, afin de mener certaines de leurs actions nuisibles, y compris contre des êtres avec qui elles ont des liens de parenté.
Elles sont pleines de mauvaises intentions et ont recours à de multiples « tours de passe-passe » pour cultiver la supercherie, le faux, le mensonge, la tromperie et autres.
Elles cumulent ce qui est négatif et en métropole et dans les colonies.
Elles errent dans les compromissions, la confusion, l’absence d’éthique et l’ignorance.
Il est donc important de rappeler, encore une fois, l’importance de l’éducation en Islaam et de souligner que sa dimension est fondamentale.
L’Islaam rejette l’obscurantisme, l’ignorance[3] et pousse à l’effort[4] pour l’acquisition de l’éducation, de la connaissance qu’il élève aux degrés les plus hauts.
Il appartient de ce fait, à l’homme et à la femme, de se remémorer, afin de saisir le Sens et d’approfondir le Lien.
Se remémorer, c'est aussi être à l’écoute, chercher, s’interroger, réfléchir, voir, analyser, comprendre, élaborer, croire, aimer, partager, soutenir, accomplir, être reconnaissant, apprendre, réapprendre, se repentir, s’améliorer, choisir, agir, lutter, combattre, ne pas désespérer, construire, être confiant, témoigner, transmettre, devenir meilleur, agir,  résister et autres.
Qu’Allaah nous sorte des ténèbres à la Lumière.[5]
  
BOUAZZA




[1] Le colonialisme Français, avec ses massacres, ses destructions, ses horreurs, ses crimes contre l’humanité, a imposé à des populations entières de par le monde de chercher des moyens de subsistance dans des conditions inimaginables.
Beaucoup parmi elles, rurales, se sont trouvées dans des faubourgs de villes nouvelles coloniales, contraintes de s’adapter à des modes de survie dans des bidonvilles.
Ces populations ont connu la transplantation forcée dans leur pays d’origine, avant qu’elles ne soient poussées à le quitter parfois.
Le système colonialo-impérialo-sioniste qui sévit toujours, a accéléré les migrations vers les métropoles.
Le processus migratoire ne peut pas être compris en occultant l’histoire de la transplantation d’êtres de sociétés rurales, d’êtres colonisés, maintenus dans l’ignorance, dépossédés, sans moyens dans des sociétés industrialisées qui par de multiples mécanismes ont imposé et imposent leur oppression.
[2] L’Islaam, depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
L’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat.
Les représentations, les fantasmes, les mythes et tout ce qui en découle, ne peuvent jamais anéantir cette Vérité.
Aujourd’hui, et depuis des lustres, l’État des croyants et des croyantes almouminoune wa almouminaate) n’existe plus, nulle part.
Les États qui prétendent l’être sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement et autres.
L’Islaam les dénonce, les rejette, les condamne, les combat.
L’État des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part, mais les membres de la communauté (alomma, la matrie) des croyants et des croyantes sont partout et seront partout, par la miséricorde d’Allaah, jusqu’à la fin de l’existence ici-bas.
[3] Aljahl.
[4] Alijtihaad.

mercredi 28 mai 2014

LA RESPONSABILITÉ


Allaah[1] a crée Aadame[2] sur lui la bénédiction et la paix, le premier homme, notre père et Hawwaa-e[3] qu’Allaah la bénisse, la première femme, notre mère.
Il les a installés au Paradis en leur indiquant l’arbre à ne pas approcher et en les mettant en garde contre l’imposture d’achchaytaane[4] l’ennemi, qui veut leur perte.
Le couple a cédé à l’imposture de l’ennemi et n’a pas tenu compte de la mise en garde d’Allaah.
Ayant réalisé la gravité de leur comportement, nos parents ont invoqué le pardon d’Allaah :
« Ô Notre Seigneur, nous avons fait du tort à nous-mêmes et si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fait pas miséricorde, nous serons très certainement parmi les perdants ».[5]
Allaah, Le Miséricordieux[6] a pardonné et a ordonné l’installation humaine sur terre, installation qui va se poursuivre jusqu’au terme fixé par Lui.
Achchaytaane l’ennemi, a obtenu d’Allaah de garder le pouvoir d’imposteur et de continuer à alimenter et à entretenir l’imposture jusqu’à la fin de l’existence ici-bas, pour tromper ceux et celles qui se laissent tromper.
Il est bon de rappeler qu’avant même de les créer, Allaah, Le Tout Puissant, a toujours su bien entendu que nos parents n’allaient pas tenir compte de Sa mise en garde, qu’ils allaient céder à l’imposture d’achchaytaane l’ennemi et qu’ainsi, devait débuter pour l’humanité l’existence ici-bas.
Allaah accepte le repentir[7] et accorde le pardon.[8]
Son Message est destiné à sortir des ténèbres[9] à la Lumière,[10] ceux et celles qui font ce qu’ils peuvent pour suivre ce Message.
Autrement dit, l’homme et la femme ont le choix entre la voie d’achchaytaane l’ennemi[11] et la Voie d’Allaah.[12]
L’installation de l’être humain sur terre,[13] marque le commencement du Message d’Allaah que les Prophètes et les Messagers, [14] sur eux la bénédiction et la paix, ont eu pour mission de transmettre.[15]
Le Message d’Allaah depuis Aadame[16] jusqu’à Mohammad,[17] sur eux la bénédiction et la paix, Est Un.
Un seul et même Message, qui concerne les univers.
La multiplicité des révélations se rapporte aux diverses étapes du Message.
L’Islaam[18] par conséquent, n’est pas né à l’époque où Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, a commencé la mission qui lui a été confiée par Allaah.
Et Alqoraane[19] est la synthèse, la continuation et le parachèvement du Message d’Allaah.
Alqoraane annonce clairement le parachèvement du Message :
« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et J’ai accompli sur vous Mon bienfait et J’ai agréé pour vous l’Islaam comme religion ».[20]
Tout cela souligne combien la dimension de la connaissance est importante en Islaam.
Elle est fondamentale.
L’Islaam rejette l’obscurantisme, l’ignorance[21] et pousse à l’effort[22] pour l’acquisition de la connaissance qu’il élève aux degrés les plus hauts.
« Et ceux qui ont mécru, leurs œuvres[23] sont comme un mirage dans une plaine désertique que l’assoiffé prend pour de l’eau jusqu’à ce qu’il l’atteigne, ne trouve rien et trouve Allaah auprès de lui qui lui règle son compte. Et Allaah Est prompt à compter. Ou comme des ténèbres dans une mer profonde, surmontée de vagues superposées ainsi que d’un nuage. Ténèbres les unes au dessus des autres, quand il sort sa main il ne la voit presque pas. Celui a qui Allaah n’a pas donné de lumière n’a pas de lumière ».[24]
Une personne peut ne pas être « cultivée » et atteindre la connaissance, comme elle peut être « cultivée » et rester dans l’ignorance.
Allaah guide les croyants et les croyantes[25] pour les sortir des ténèbres à la Lumière.
La guidance[26] leur permet de commander le convenable[27] et de proscrire le blâmable.[28]
Allaah fait appel à la raison et invite à se remémorer pour saisir le Sens et approfondir le Lien.
Se remémorer, c'est aussi être à l’écoute, chercher, s’interroger, réfléchir, voir, analyser, comprendre, élaborer, croire, aimer, partager, soutenir, accomplir, être reconnaissant, apprendre, réapprendre, se repentir, s’améliorer, choisir, agir, lutter, combattre, ne pas désespérer, construire, être confiant, témoigner, transmettre, devenir meilleur, agir,  résister et autres.
Le fondement du Message d’Allaah est :
« Laa Ilaah illaa Allaah ».
Il n’y a de Divinité qu’Allaah.
L’unicité.
« Attawhiid ».
Et Allaah nous rappelle que l’histoire des êtres humains commence avant leur apparition ici-bas.
Ce commencement est marqué par un engagement, un acte par lequel ils reconnaissent qu’Allaah Est leur Seigneur.
« Et lorsque ton Seigneur tira des reins des fils d’Aadame leur progéniture et les fit témoigner contre eux-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? » Ils dirent : « Si, nous en témoignons ».[29]
Les êtres humains sont donc créés avec une disposition naturelle à la croyance à Allaah.
Ils naissent croyants.
C’est « alfitra »,[30] la nature conformément à laquelle l’être est créé par Allaah, avec la croyance à Allaah.
Des changements interviennent ensuite, tout au long de l’existence ici-bas.
Les uns, par exemple gardent cette croyance, les autres la perdent, et certains, selon des modalités différentes, des cheminements divers et des voies multiples y retournent. [31]
L’Adoration[32] signifie l’Adoration d’Allaah l’Unique, sans jamais Lui associer quoi que ce soit.
Les attributs divins que s’arrogent des individus, ou qui leur sont attribués, se traduisent par l’associationnisme[33] qui porte atteinte au fondement du Message d’Allaah, à l’unicité.
« Allaah ne pardonne pas qu’on Lui associe quoi que ce soit et pardonne le reste à qui Il veut ».[34]
« Quiconque associe quoi que ce soit à Allaah, c’est comme s’il tombait du ciel et que les oiseaux le happaient ou que le vent le précipitait dans un abîme sans fond ».[35]
L’Adoration d’Allaah, n’a pas été imposée à l’être humain.
Allaah lui a accordé la liberté de choix.
Chacun est libre de croire ou de ne pas croire.
La liberté de choix se traduit par la responsabilité.
Chaque personne est donc responsable de son choix et sera fixée le Jour où « quiconque aura fait le poids d’un atome de bien le verra et quiconque aura fait le poids d’un atome de mal le verra ».[36]
Il va de soi que la liberté de choix ne s’oppose pas à la Volonté d’Allaah.
C’est parce qu’Allaah l’a voulu, que l’être humain bénéficie de cette liberté de choix.
Allaah peut imposer ce qu’Il veut, à qui Il veut, comme Il veut, quand Il veut.
L’Islaam n’impose pas de croire.
« Pas de contrainte en religion ![37] La voie de la raison s’est différenciée de l’égarement. Quiconque renie la tyrannie des fausses divinités[38] et croit à Allaah saisit l’anse la plus solide, qui ne se brise pas. Et Allaah est Audiant et Omniscient ».[39]
Lorsqu’une personne est guidée dans la Voie d’Allaah, elle fait de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
« Les musulmans et les musulmanes, les croyants et les croyantes, les obéissants et les obéissantes, les loyaux et les loyales,[40] les endurants et les endurantes,[41] les craignants et les craignantes,[42] les donneurs d’aumône et les donneuses d’aumône, les jeûneurs et les jeûneuses, les gardiens de leur chasteté et les gardiennes, ceux qui invoquent beaucoup Allaah et les invocatrices, Allaah leur a préparé un Pardon et une Récompense Immense. Il n’appartient pas à un croyant ni à une croyante, une fois qu’Allaah et Son Messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allaah et à Son Messager, s’est égaré d’un égarement évident ».[43]
L’Islaam enseigne, entre autres, à l’homme et à la femme, la complémentarité, la solidarité, l’équilibre, l’harmonie et autres en les mettant en garde contre les limites à ne pas dépasser.
L’Islaam apprend à éviter de manière générale tout ce qui peut générer de mauvaises pensées et pousser à se comporter de manière condamnable.
Partout, Allaah a mis des Signes[44] pour celui qui raisonne et pour celle qui raisonne.
Il n’appartient ni à l’homme ni à la femme, selon leur bon plaisir, de fixer ce qui est licite[45] et ce qui est illicite.[46]
Le licite est ce que Allaah a rendu licite et l’illicite est ce que Allaah a rendu illicite.
Ce que Allaah a transmis à l’homme et à la femme[47] est infiniment plus riche que tout ce que l’homme et la femme, peuvent atteindre en dehors du Message d’Allaah.[48]
  
BOUAZZA




[1] C’est Lui Allaah, nul Ilaah autre que Lui. Le Connaisseur de l’invisible et du visible. C’est Lui Le Clément, Le Miséricordieux. C’est Lui Allaah, nul Ilaah autre que Lui, Le Souverain, Le Pur, La Paix, Le Rassurant, Le Prédominant, Le Puissant, Le Contraignant, L’Orgueilleux. Gloire à Allaah ! Il transcende ce qu’ils Lui associent. C’est Lui Allaah, nul Ilaah autre que Lui, Le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, Le Dessinateur. Il a les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre proclame Sa Gloire. Et c’est Lui Le Puissant, Le Sage.
Alqoraane (le Coran), sourate 59 (chapitre 59), Alhachr (le r roulé), Le Grand Rassemblement, aayate 22 à aayate 24 (verset 22 au verset 24).
[2] Adam sur lui la bénédiction et la paix.
[3] Ève qu’Allaah la bénisse.
[4] Satan.
[5] Alqoraane (Le Coran), sourate 7 (chapitre 7), Ala’raaf, L’enceinte du Paradis, Les limbes, aayate 23 (verset 23).
[6] Arrahiime (le r roulé).
[7] Attawba.
[8] Alghofraane, almaghfira (les ʺrʺ roulés).
[9] La voie de l’imposture, d’achchaytaane l’ennemi.
[10] La Voie d’Allaah.
[11] La voie que choisissent ceux et celles qui ne croient pas, les mécréants et les mécréantes, alkaafiroune wa alkaafiraate (les r roulés).
La voie de l’échec.
Et ceux qui n’ont pas cru aux Signes d’Allaah, ce sont ceux-là les perdants″.
Alqoraane (Le Coran), sourate 39 (chapitre 39), Azzomar, Les Groupes, Les Groupes Homogènes, aayate 63 (verset 63).
Si les injustes avaient tout ce que contient la terre et autant encore, ils le donneraient en rançon pour se soustraire aux tourments du Jour de la Résurrection″.
Alqoraane (Le Coran), sourate 39 (chapitre 39), Azzomar (le r roulé), Les Groupes, Les Groupes Homogènes, aayate 47 (verset 47).
Et quant à ceux qui auront violé la loi et la morale, leur refuge sera le feu.
(Le feu de l’Enfer, jahannme, aljahiime).
Alqoraane (Le Coran), sorate 32 (chapitre 32), Assajda, La Prosternation, aayate 20 (verse 20).
[12] La Voie que choisissent, dans un élan d’Amour envers Allaah, ceux et celles qui croient, les croyants et les croyantes.
Le chemin à prendre est celui qu’Allaah indique et l’aptitude à le prendre est celle qu’Allaah accorde.
La Voie de la réussite.
Par le soleil et par sa clarté. Par la lune quand elle le suit. Par le jour quand il l’éclaire. Par la nuit quand elle l’enveloppe. Par le ciel et par Celui qui l’a construit. Par la terre et par Celui qui l’a étendue. Par l’âme et par Celui qui l’a harmonieusement façonnée. Et lui a inspiré son immoralité et sa piété. A réussi celui qui l’a purifiée. Et a perdu celui qui l’a corrompue.
Alqoraane (Le Coran), sourate 91 (chapitre 91), Achchamç, Le Soleil, aayate 1 à aayate 10 (verset 1 au verset 10).
Et ceux qui ont cru et accompli les bonnes œuvres, ceux-là sont les gens du Paradis où ils demeureront éternellement.
(Le Paradis : aljanna, alfirdaws).
Alqoraane (Le Coran), sourate 2 (chapitre 2), Albaqara, La Vache, aayate 82 (verset 82).
[13] Nous ne traitons pas d’autres créatures dans le cadre de ce travail.
[14] Singulier, Nabiyy, Prophète sur lui la bénédiction et la paix.
Singulier, Raçoul (le "r" roulé), Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Un Prophète, sur lui la bénédiction et la paix, est quelqu’un qui a reçu d’Allaah la mission de rappeler ce qui a été précisé auparavant dans le Message d’Allaah.
Un Messager, sur lui la bénédiction et la paix, est quelqu’un qui a reçu d’Allaah la mission de rappeler ce qui a été précisé auparavant dans le Message d’Allaah et de transmettre une législation nouvelle, dans la continuité du Message d’Allaah.
Un Messager, sur lui la bénédiction et la paix, est en même temps un Prophète, sur lui la bénédiction et la paix.
[15] Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, a eu pour mission de transmettre Alqoraane.
Parlant de sa situation, Mohammad sur lui la bénédiction et la paix a dit :
ʺMa situation et celle des Prophètes avant moi est comparable à celle d’un homme qui a édifié une habitation, qui l’a agrémentée et qui l’a ornée, sauf la place d’une pierre[15] dans un coin. Les gens se sont mis à tourner dans l’habitation en exprimant leur admiration et en disant : si au moins la pierre manquante était posée.
Je suis cette pierre et je suis le sceau des Prophètesʺ.
Hadiite (hadite, hadiith, hadith) rapporté par Abou Horayra (les r roulés), qu’Allaah le bénisse, dans le recueil authentique d’Albokhaarii (le r roulé).
Sahiih Albokhaarii,  Bayroute (Beyrouth), Lobnaane (Liban), éditions daar alqalam, (1987, tome 3, chapitre 19, page 26).
Lorsqu’il est question de hadiite, cela renvoie à ce qui a été rapporté concernant la conduite de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, à Assonna.
Alqoraane n’a de sens qu’avec Assonna et Assonna ne peut exister sans Alqoraane.
Assonna procède d’Alqoraane.
[16] Le premier Envoyé, sur lui la bénédiction et la paix.
[17] L’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
[18] L’Islaam, depuis Aadame sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
L’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat.
Les représentations, les fantasmes, les mythes et tout ce qui en découle, ne peuvent jamais anéantir cette Vérité.
Aujourd’hui, et depuis des lustres, l’État des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part.
Les États qui prétendent l’être sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement et autres.
L’Islaam les dénonce, les rejette, les condamne, les combat.
L’État des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part, mais les membres de la communauté (alomma, la matrie) des croyants et des croyantes sont partout et seront partout, par la miséricorde d’Allaah, jusqu’à la fin de l’existence ici-bas.
[19] Le r roulé, Le Coran.
[20] Alqoraane (le Coran), sourate 5 (chapitre 5), Almaa-ida, La table, La table servie, Le festin, ayate 3 (verset 3).
[21] Aljahl.
[22] Alijtihaad.
[23] Leurs actions.
[24] Alqoraane (Le Coran), sourate 24 (chapitre 24), Annour (le r roulé), La Lumière, aayate 39 et aayate 40 (verset 39 et verset 40).
[25] Almouminoune wa almouminaate.
[26] Alhidaaya.
[27] Alma’rouf (le "r" roulé).
[28] Almonekar (le "r" roulé).
[29] Alqoraane (Le Coran), sourate 7 (chapitre 7), sourate Ala’raaf, L’Enceinte du Paradis, Les Limbes, aayate 172 (verset 172).
Il s’agit du fameux pacte pris par Allaah sur la race humaine dès sa création. C’est un acte de foi et d’allégeance selon lequel les enfants d’Adam sur lui la bénédiction et la paix, reconnaissent et attestent que Allaah est leur Seigneur-et-Maître en exclusivité et sans restriction aucune.
Donc chaque être humain est lié à sa naissance par ce pacte et s’il renie son Seigneur-et-Maître ou Lui donne quelque associé, il a manqué à son engagement et commis la plus grosse injustice.
Salaah Addiine Kachriid (Salah Eddine Kechrid),  traduction du Qoraane (Coran), Loubnane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaami, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984). Note en bas de la page 221.
[30] Le ʺrʺ roulé.
[31] Le retour d’un cœur dans sa patrie, selon l’expression de Léopold Weiss qui a choisi de s’appeler Mohammad Açad.
Muhammad Asad, Le chemin de la Mecque, Paris, Fayard, 1976.
[32] Al’ibaada.
[33] Achchirk (le r roulé).
[34] Alqoraane (Le Coran), sourate 4 (chapitre 4), Anniçaa-e, Les Femmes, aayate 48 (verset 48).
[35] Alqoraane (Le Coran), sourate 22 (chapitre 22), Alhajj, Le Pèlerinage, aayate 31 (verset 31).
[36] Alqoraane (le Coran), sourate 99 (chapitre 99), Azzalzala, La Secousse, Le Tremblement de Terre, aayate 7 et aayate 8 (verset 7 et verset 8).
[37] Laa ikraah fii addiine.
[38] Dans sa traduction du Qoraane, Kachriid (le r roulé) note en de bas de page au sujet de taaghoute″, qu’il traduit par tyrannie des fausses divinités″, que le mot est ainsi employé au singulier comme au pluriel. Il vient du verbe taghaa c'est-à-dire outrepasser les limites, déborder. Il désigne tous ceux qui s’attribuent ou à qui on attribue une force ou une prérogative n’appartenant qu’à Allaah. Ce sont, selon les cas, les idoles, le diable (achchaytaane, satan), les puissants de ce monde, son propre orgueil, etc…
Seul Allaah est capable de bien faire ou de nuire et nulle obéissance n’est due à personne si elle implique la désobéissance à Allaah.
Salaah Addine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), op.cit, bas de la page 53.
[39] Alqoraane (Le Coran), sourate 2 (chapitre 2), Albaqara, La Vache, aayate 256 (verset 256).
[40] Ceux et celles qui sont véridiques.
[41] Les patients et les patientes.
[42] Ceux et celles qui sont recueillis.
[43] Alqoraane (Le Coran), sourate 33 (chapitre 33), Alahzaab, Les Coalisés, aayate 35 et aayate 36 (verset 35 et verset 36).
[44] Aayaate.
[45] Halaal.
[46] Haraame (le r roulé).
[47] Par l’intermédiaire des Prophètes et des Messagers, sur eux la bénédiction et la paix.