lundi 17 juin 2013

APRÈS LA DIFFICULTÉ VIENT LA FACILITÉ



Ibn ‘Abbaas qu’Allaah le bénisse a dit : « Un jour, je me trouvais derrière[1] le Prophète sur lui la bénédiction et la paix et il a dit :
« Ô jeune homme, je vais t’enseigner quelques paroles : Sois attentif envers Allaah, Il te protégera. Sois attentif envers Allaah, tu Le trouveras à tes côtés. Si tu demandes, demande à Allaah et si tu sollicites, sollicite Allaah et sache que si la communauté se réunissait pour qu’ils t’apportent un quelconque bienfait, ils ne t’apporteront que ce que Allaah a inscrit pour toi. Et s’ils se réunissent pour te nuire par quelque chose, ils ne te nuiront que par ce que Allaah a inscrit pour toi. Les plumes[2] sont rangées et les feuilles[3] ont séché ».[4]
Dans une autre version :
« Sois attentif envers Allaah, tu le trouveras devant toi. Rappelle-toi d’Allaah dans l’aisance,[5] Il se rappellera da toi dans la gêne.[6] Et sache que ce qui t’a manqué, n’était pas pour t’atteindre et ce qui t’atteint, n’était pas pour te manquer. Et sache que la victoire est avec l’endurance, le soulagement suit l’affliction et qu’après la difficulté[7] vient la facilité[8] ».[9]


[1] Sur une monture.
[2] Alaqlaame.
Les plumes qui inscrivent ce qui concerne chacun.
[3] Assohof.
L’encre utilisée pour inscrire, a séché sur les feuilles.
La totalité de l’expression souligne que personne ne peut modifier ce que Allaah a décidé.
[4] Hadiite (hadhiith, hadith) rapporté par Attirmidhii (Le ″r″ roulé).
[5] Arrakhaa-e.
[6] Achchidda.
Lorsque tu seras dans la gêne.
[7] Al’osr (le ″r″ roulé).
[8] Alyosr (le ″r″ roulé).
[9] Lorsqu’on parle de hadiite, cela renvoie à ce qui a été rapporté concernant la conduite de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Cela a trait à Assonna.
Assonna ne peut exister sans Alqoraane.
Alqoraane est la continuation, la synthèse et le parachèvement du Message d’Allaah.
Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, a eu pour mission de le transmettre.
Alqoraane n’a de sens qu’avec Assonna et Assonna ne peut donc exister sans Alqoraane.
Assonna procède d’Alqoraane.
Voir :

samedi 15 juin 2013

JE ME REGARDE



Je me regarde dans ma marche ici-bas, vers l’au-delà.
« Qu’avez-vous à n’accorder à Allaah aucun respect ? »[1]
« L’être humain est ingrat envers son Seigneur ».[2]
Je pleure.
Je pleure en invoquant Allaah pour que mes larmes soient des larmes de miséricorde.
J’aimerais qu’elles s’infiltrent dans la terre pour rafraîchir les racines de l’arbre.
J’aimerais qu’elles irriguent les graines pour que germent les fleurs de mon cœur.
J’aimerais qu’elles soient comme le murmure de l’eau qui rappelle que nous sommes à Allaah et à Lui nous retournons.[3]

 BOUAZZA


[1] À ne pas vénérer Allaah comme il se doit ?
Alqoraane (Le Coran), sourate 71 (chapitre 71), Nouh, Noé, aayate 13 (verset 13).
[2] Alqoraane (Le Coran), sourate 100 (chapitre 100), Al’aadiyaate, Les Chevaux qui Galopent, aayate 6 (verset 6).

vendredi 14 juin 2013

UN ÉPOUX ET UNE ÉPOUSE



Mariage.
Union.
La femme, parure pour l’époux.
L’homme, parure pour l’épouse.
Poursuivre ensemble la marche dans l’impermanence d’ici-bas, vers la permanence de l’au-delà.[1]
 
BOUAZZA

jeudi 13 juin 2013

ALHAMDO LILLAAH



L’intervention chirurgicale a eu lieu.
Le personnel médical continue les soins.
Mon épouse se repose.[1]
La marche ici-bas se poursuit pour la période voulue par le Seigneur des univers.
Alhamdo lillaah.[2]
Flots de pensées.
Averses d’images.
Afflux de sensations.
Larmes.
Reconnaissance.
Gratitude.
Douceur de la présence de nos deux fils.
La terre et le ciel se rejoignent.
Des mots du Livre illuminent le temps et l’espace :
« Par le soleil et par sa clarté.
Par la lune quand elle le suit.
Par le jour quand il l’éclaire.
Par la nuit quand elle l’enveloppe.
Par le ciel et par Celui qui l’a construit.
Par la terre et par Celui qui l’a étendue.
Par l’âme et par Celui qui l’a harmonieusement façonnée.
Et lui a inspiré son immoralité et sa piété.
A réussi celui qui l’a purifiée.
Et a perdu celui qui l’a corrompue ».[3]

 BOUAZZA


[1] Elle est appelée affectueusement ″la fourmi″ par nos deux fils, pour sa capacité de travailleuse et son absence de penchant pour le repos.
[2] La louange est à Allaah.

mercredi 12 juin 2013

JEUDI



Jeudi 13 juin 2013[1] ine chaae Allaah,[2] mon épouse va être opérée de la carotide.
Des mots se tassent dans une sorte de labyrinthe, recherchent des zones retirées, voire des recoins inexplorés, pour se mettre à l’abri derrière une sorte de rempart.
Ils ne veulent pas que je sois tenté de les utiliser.
Je dois attendre, patienter, faire preuve d’endurance.
Et ce qui doit être sera.[3]

 BOUAZZA

mardi 11 juin 2013

C’ÉTAIT AU DÉBUT DES ANNÉES SOIXANTE DIX



La première fois que je l’ai vue, c’était au début des années soixante dix, au siège d’une association qui cherchait des bénévoles pour des cours d’alphabétisation dans des foyers pour travailleurs immigrés.[1]
Il n’y avait pas longtemps que j’étais en France pour entreprendre des études universitaires.
Elle avait une maîtrise d’italien et préparait l’agrégation.
Nous sommes devenus la cheville ouvrière des cours d’alphabétisation et du militantisme auprès des travailleurs immigrés et parmi des étudiants.[2]
Elle n’avait pas eu l’agrégation et moi je ne m’étais pas présenté à tous les examens.
L’université était devenue « secondaire ».[3]
Je m’étais attaché à elle et elle à moi.
Avant que la Mairie « n’officialise » notre mariage sur le plan administratif, nous nous sommes considérés comme époux et épouse : qu’Allaah bénisse cette union.
Aujourd’hui, nous sommes grands-parents.
Nos deux fils et leurs épouses sont parents.
La louange est à Allaah.[4]

BOUAZZA


[1] Originaires principalement d’Afrique du Nord.
[2] Nous faisions aussi ce que nous pouvions pour faire connaître la résistance des populations de Filistiine (Palestine) contre la colonisation de peuplement impérialo-sioniste.
[3] Par la suite, j’ai préparé et obtenu des diplômes, y compris lorsque j’étais sans emploi ou salarié.
Elle a fait de même lorsqu’elle était salariée.

lundi 10 juin 2013

LA TERRE ET LE CIEL SE REJOIGNENT



– Tu veilles à rappeler ce dont il est important de se souvenir et qui nous a été donné avant même que nous soyons ici-bas.
Comment tu dis déjà ?
Rappeler, c’est se souvenir de Demain.
Je m’en souviens, tu sais.
– Oui, je sais.
– Tu me regardes avec le cœur.
Et je suis dans ton regard.
– Moi aussi je suis dans ton regard.
– Je me vois au milieu de l’herbe, des coquelicots et des marguerites.
Avec des enfants, dans la joie du partage.
Une coulée de sérénité.
D’harmonie.
De paix.
La terre et le ciel se rejoignent, se mélangent, font jaillir d’autres images, d’autres couleurs, d’autres formes, d’autres mouvements, d’autres sons, d’autres sensations.
– J’aime t’écouter.
J’aime aussi te regarder fermer les yeux pour mieux sentir les parfums.
– J’aime fermer les yeux en effet lorsque je sens les parfums par exemple, pour mieux vivre cet instant de recueillement, ce moment de grâce, cette invocation.
– J’aime quand tu me parles ainsi comme les êtres pour qui le temps ne compte pas et qui ne mesurent pas l’espace.
– Les êtres dont le souffle de l’enfant qui naît semble être l’écho du souffle qui est en eux.
– Ceux et celles qui comme nous, veulent la parure de la piété.
– Est-ce que tu me connais mieux ?
– D’après toi ?
– Et moi, est-ce que je sais assez sur toi ?
– Tu sais beaucoup sur ma famille, ma naissance, mon enfance, mon adolescence, mon mariage, mes enfants.
Tu n’ignores pas mes faiblesses, mes fautes, mes erreurs, mes égarements, mes craintes, mes peurs, mes soucis, mes difficultés, mes souffrances, mes blessures, mes chagrins, mes tristesses, mes activités, mon engagement.
– Ton Bonheur – qui est aussi le mien – la Lumière de l’Unicité.[1]
– Les battements de nos cœurs, tels les battements du cœur de la mère, que l’enfant béni garde en lui.
– Nos luttes, nos résistances.
– Notre mémoire.
– Nos efforts pour nous améliorer.
– Notre souhait de voir germer les fleurs de notre Amour.[2]
– Notre désir de garder et de transmettre l’espoir en la miséricorde d’Allaah ici-bas et dans l’au-delà.[3]


BOUAZZA


La peinture qui illustre ce texte est de mon épouse.
[1] Attawhiid.
[2] Les fleurs des efforts pour Adorer d’Allaah, comme Allaah le demande.
Aimer à retrouver la Raison.
Je reprends ce dont j’ai déjà parlé.