mardi 31 décembre 2013

LE CALENDRIER LUNAIRE

Le calendrier dit Grégorien est imposé pratiquement partout, y compris parmi ceux et celles qui autrefois ne subissaient pas cette hégémonie et appliquaient le calendrier lunaire.
Un jour ine chaa-e Allaah,[1] le calendrier lunaire retrouvera sa place.[2]
 

BOUAZZA

mercredi 25 décembre 2013

ÉMOTION ET NOSTALGIE

J’ai reçu ta lettre datée du 26 novembre 2013.[1]
Je remettrai cette réponse à notre neveu, ine chaa-e Allaah,[2] lors de sa venue puisque pour la poste au Maroc, "tu n'habites pas à l'adresse indiquée"![3]
Merci pour les informations concernant des membres de la famille.
Tes mots sur tes souvenirs d'enfance me touchent beaucoup.
En dépit des durs événements qui ont marqué cette période de notre parcours, nous pensons à ces moments avec tendresse, car l'enfance est pleine de bienfaits inoubliables, dus à la miséricorde[4] d'Allaah..
Les épisodes sur l'enfance ne manquent pas dans les textes que j'écris sur notre famille décomposée.
Ils sont chargés d'émotion et de nostalgie.
En voici un exemple, écrit il y a déjà des années:
C’était en 1957-1958, je crois.
J’avais sept ou huit ans et nous habitions au quartier de l’Océan, à Rabat.[5]
J’appréciais les  promenades avec un frère cadet et une soeur plus âgée.
Douceur d’automne.
Nuages d’hiver.
Ciel bleu du printemps.
Chaleur du soleil l’été.
La maison que nous habitions, avait un patio où j’aimais jouer et auquel je repense avec douceur.
Ma belle-mère, mes sœurs, mes frères et moi occupions le rez-de-chaussée.
Mon père[6] avait le premier étage où son épouse le rejoignait la nuit.
Pour y accéder, le père passait cependant par le rez-de-chaussée et y restait un peu parfois.
Il fallait emprunter les allées du territoire du père pour monter à la terrasse.
Cette terrasse était un lieu enchanteur.
Et c’est à cet endroit que j’ai eu des sensations qu’il m’est difficile aujourd’hui encore, de décrire avec des mots.
Un jour, j’y suis resté un long moment.
Il faisait beau.
La terrasse voisine était couverte d’une toile qui la transformait en une sorte de grande tente. C’était la fête.
J’écoutais.
Je pouvais regarder aussi et ne me privais pas de le faire.
Je ne sais pas comment les choses se sont passées, mais subitement, elle était devant moi.
Au milieu des chants et d’innombrables personnes.
Je ne regardais qu’elle.
Je n’avais jamais vu quelqu’un comme elle.
J’étais transporté.
Elle était radieuse.
C’était une femme, mais pour moi c’était "autre chose".
Je ne savais pas quoi.
Je pensais qu’elle ne regardait que moi et j’avais la sensation qu’elle me caressait du regard, me transmettait l’affection, m’offrait l’amour.
Une coulée de bonheur.
Ma belle-mère m’a expliqué que j’avais vu la mariée.
La signification exacte m’échappait un peu et j’avais une forte envie de rejoindre cette femme et de rester avec elle.
C’est peut-être à partir de cette époque que le mariage est devenu pour moi un symbole fort que les mots peinent à décrire.
Je me suis marié depuis.
Qu’est devenue la femme de la terrasse ?
Que dire de ce qui a été ?
Dans ta lettre, tu fais allusion à des problèmes de mon neveu, ton troisième fils.
Un jour, ine chaa-e Allaah, il saisira ce qu'il n'arrive plus à saisir, parce qu'il a peut-être perdu
le discernement[7] que possèdent les enfants, qu'ils peuvent perdre et qu'ils peuvent retrouver.
Et lorsqu'il saisira ce qu'il n'arrive plus à saisir, alors, ce qui s'est voilé pour lui, redeviendra clair.
Qu'Allaah nous éclaire et nous guide.
Que puis-je lui dire, moi qui ne l'ai jamais vu, alors que je suis son oncle paternel?
S'il aime lire, il serait peut-être bon pour lui de lire le livre de Driss Chraïbi,[8] intitulé "Succession ouverte".[9]
Dans ce livre, Driss Chraïbi[10] écrit:
"Le puits, Driss, creuse un puits et descends à la recherche de l'eau. La lumière n'est pas à la surface, elle est au fond, tout au fond. Partout, ou que tu sois, et même au désert, tu trouveras toujours de l'eau. Il suffit de creuser. Creuse Driss. Creuse".[11]
Les enfants n'appartiennent ni au père, ni à la mère.
Ils sont tenus, comme chaque créature d'Allaah, d'accomplir ce pourquoi ils ont été créées.
Durant une période de leur parcours ici-bas, ils constituent un dépôt,[12] confié par Allaah aux parents.
Nous avons été chargés, cher frère, de veiller sur ce dépôt.
Avons-nous fait de notre mieux pour nous acquitter de cette tâche, comme Allaah le demande?
Avons-nous été à la hauteur de cette responsabilité?
Non.
Qu'Allaah nous pardonne.[13]
 
BOUAZZA




[1] Selon le calendrier dit grégorien.
[2] Si Allaah veut.
[3] Cela lorsque ce qui est envoyé d'ici n'est tout simplement pas volé (ou confisqué) là-bas.
[4] Rahma (le ʺrʺ roulé).
[5] Arribaate, rrbaate (les "r" roulés).
[6] Dont c’était le troisième mariage, s’est séparée de ma mère, sa deuxième épouse, alors que j’avais trois ans.
Il est mort le 4 octobre 2008, à l’âge de quatre vingt six ans.
Ma mère est décédée la même année, le 28 juin, un samedi également, à l’âge de quatre vingts ans.
[7] Alforqaane.
[8] Driis Chchraaïbii (Idriis Achchraaïbii).
[9] Je le lui ferai parvenir, ine chaa-e Allaah, par le même moyen que cette lettre.
[10] Les ʺrʺ roulés.
[11] Éditions Denoël, Paris, 1962.
[12] Amaana.

mardi 24 décembre 2013

« LE SUJET EST CLOS »

Après avoir lu en moult occasions des déclarations devant les caméras de France et de Navarre, principalement sur « l’évolution de l’humanité », réalisée par le mariage des homosexuels et des lesbiennes, mariage légalisé[1] par son employeur, le révolutionnaire de gauche François Hollande,[2] elle doit s’estimer assez expérimentée maintenant, pour sa fonction de porte parole de son employeur.
Suite à la dernière insulte ré-pub-licaine proférée par son employeur[3] contre l’Islaam, mais habillée de l’emballage de la « boutade », et pour étouffer toute critique, elle a été chargée de lire que « le sujet est clos ».
Quel « sujet » ?
Elle n’a pas de réponse à lire.[4]


BOUAZZA




[1] Par la loi dite mariage pour tous, entrée en vigueur le 18 mai 2013 (selon le calendrier dit grégorien).
[2] Installé sur le trône du Palais de l’Élysée, comme Président de la République, en mai 2012, en remplacement de son alter ego, le révolutionnaire de droite, Nicolas Sarkozy.
[3] Le 16 décembre 2013, à une invitation du conseil représentatif des institutions juives en France (CRIF) où des ʺreprésentants de l’Étatʺ sont tenus d’y être, le révolutionnaire de gauche, François Hollande, pour faire ʺrireʺ ses hôtes, a fait une intervention dans laquelle il s’est félicité que son ministre de l’intérieur, Manuel Valls (bien connu des populations de France dites ʺromsʺ et autres), soit revenu ʺsain et saufʺ d’un pays maghrébin (l’Algérie), c’est à dire ʺarabeʺ, autrement dit ʺmusulmanʺ, donc ʺennemi.

L’INSULTE « RÉPUBLICAINE »

Depuis des lustres, l’insulte « ré-pub-licaine »[1] en France contre l’Islaam[2] fait partie de ces pratiques auxquelles des « représentants de l’État » sont tenus de se soumettre, afin d’espérer, bénéficier des faveurs des « zélés-cteurs »[3] et des « zélées-ctrices ».[4]
Être présent à l'invitation du conseil représentatif des institutions juives en France[5] par exemple, en fait partie.
C’est à l’occasion de cette invitation, le 16 décembre 2013,[6] que le révolutionnaire de gauche, François Hollande,[7] pour faire « rire » ses hôtes, a fait une intervention dans laquelle il s'est félicité que son ministre de l’intérieur, Manuel Valls,[8] soit revenu « sain et sauf » d’un pays maghrébin,[9] c’est à dire « arabe », autrement dit « musulman », donc « ennemi ».
Des pratiques mille et une fois pires contre l’Islaam, jalonnent l’histoire de « l’humour » et autres, des « représentants de l’État ».
Il est content le révolutionnaire de gauche, car il fait tout ce qui lui est demandé pour espérer bénéficier d’un deuxième mandat sur le trône du Palais de l’Élysée.[10]


BOUAZZA




[1] Provenant de cette ré-pub-lique dont on ne cesse de nous rebattre les oreilles et que Jean Pierre Chevènement par exemple, a conjugué à tous les temps et sur tous les tons.
Jean pierre Chevènement, le socialiste de l’époque ʺglorieuseʺ de son tonton François Mitterrand qui soutenait que le Maghreb c’est la France, et qu’un bon arabe (c'est-à-dire musulman pour lui), est un arabe (donc musulman) mort.
Son tonton Mitterrand (installé sur le trône du Palais de l’Élysée pendant quatorze ans), qui a toujours servi le système colonialo-impérialo-sioniste.
[2] L'Islaam, depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
[3] Électeurs.
[4] Électrices.
[5] C.R.I.F.
[6] Selon le calendrier dit grégorien.
[7] Installé sur le trône du Palais de l’Élysée, comme Président de la République, en mai 2012, en remplacement de son alter ego, le révolutionnaire de droite, Nicolas Sarkozy.
[8] Bien connu pour ses ʺopérations coup de poingʺ, qui dépassent celles de Michel Poniatowski.
Les populations de France dites ʺromsʺ par exemple, en savent quelque chose.
Lui aussi attend d’être installé sur le trône du Palais de l’Élysée.
[9] L’Algérie.

lundi 23 décembre 2013

PERSONNEL GRATUIT

L’interdiction du port du foulard[1] de l’Islaam[2] par les croyantes[3] dans l’espace dit public, a privé les écoles de France et de Navarre, de personnel gratuit que représentaient les mères musulmanes qui accompagnaient les enfants pendant les sorties scolaires.
L’avis rendu aujourd’hui lundi 23 décembre 2013[4] par le Conseil d’État, permet l’utilisation de ce personnel gratuit que représentent les mères musulmanes qui portent le foulard de l’Islaam, et qui peuvent donc accompagner les enfants pendant les sorties scolaires.
En effet, selon cet avis du Conseil d’État, l’interdiction du port du foulard ne s’impose pas à ces mères musulmanes qui portent le foulard de l’Islaam, pour accompagner les enfants pendant les sorties scolaires.
Voilà qui tombe à pic pour faire face au besoin de plus en plus pressant, de personnel gratuit fournit par les mères musulmanes qui portent le foulard de l’Islaam, pour accompagner les enfants pendant les sorties scolaires.
Beaucoup d’écoles de la ré-publi-que ne vont pas se priver de faire appel à ce personnel gratuit que constituent les mères musulmanes qui portent le foulard de l’Islaam.
Il va de soi que cela ne risque en rien d’affaiblir la haine contre l’Islaam.[5]
 

BOUAZZA





[1] Dit "voile", "tchador" et autres avec des connotations de mépris, des attaques, des insultes, des dénigrements, des injures, des accusations, des mensonges, des calomnies, des falsifications, des maltraitances, des humiliations, des marginalisations, des menaces, et de multiples autres agressions, désigné par gauche "bien pensante", comme "signe d’oppression",
il a été condamné par divers textes.
[2] L'Islaam, depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
[3] Almouminaate.
[4] Selon le calendrier dit grégorien.

« FOUDROYÉ PAR LA FOLIE »


Dans un texte qui remonte à l'été 2010, intitulé "Sanglots", repris en partie en été 2013 sous le titre "Prendre un cheval dans ses bras", j'ai écrit:
"Lorsque je suis à Turin en Italie,[1] je ne manque pas de me rendre à la "Via Garibaldi[2] toute droite, qui va jusqu’à la"Piazza Castello".[3]
Une grande place dégagée, aérée et baignée en été, avec d’autres endroits, par la "fraîcheur"[4] du fleuve[5] qui passe par la ville.
Sur la droite, en arrivant à cette place, de nouvelles et très agréables arcades conduisent à la "galleria subalpina" qui fait penser à une galerie de "Milano"[6] et encore plus à celle de "Den Haag".[7]
Verrière, marbre, boutiques, café-restaurant, plantes, théâtre et même cinéma.
L’étage du milieu sur les trois qui composent cette galerie dispose d’un beau balcon qui en fait le tour.
La galerie débouche sur la "Piazza Carlo Alberto avec sur la droite le "museo nazionale del risorgimento italiano",[8] faisant face à la "biblioteca nazionale"[9] et sur "Via Cesare Battisti", "Via Carlo Alberto".
Flots de pensées.
Averses d’images.
Afflux de sensations.
Sur la Place Carlo Alberto, des enfants jouaient.
En courant, l’un d’eux a chuté.
Sa mère s’était précipité et l’avait prise dans ses bras.
Comment apaiser les sanglots qui le secouaient ?
Sa sœur qui le caressait se posait peut-être cette question.
Un homme marchait.
Il avait l’air "ailleurs".
Allait-il vers la rue Carlo Alberto où il logeait ?[10]
Se remémorait-il ?
Il faisait froid.
Il était encore enfant[11] lorsque son père a rejoint l’au-delà.
Il a vécu avec sa mère et sa sœur.
Très jeune, il enseignait à l’université.
Loin de sa mère et de sa sœur.
Pour des raisons dites de "santé", il n’a pas continué cette activité longtemps.
Il fallait partir.
Dans sa marche, il se dirigeait vers un cheval.
Le cheval d’un fiacre, rossé par un cocher.
Arrivé à sa hauteur, il a enlacé son encolure.
Un peu comme s’il voulait le prendre dans ses bras pour l’apaiser.
Puis il a éclaté en sanglots et s’est écroulé.
Il venait d’être foudroyé par la "folie", avait-on dit.
Cet homme s’appelait Friedrich Nietzsche.[12]
Je tenais, cher frère, à ce que le texte de 2010, repris en partie en 2013, accompagne le documentaire que je t'adresse avec notre neveu[13] et qui a été diffusé, il y a un certain temps déjà, par une chaîne de télévision.[14]
C'est un documentaire consacré à Nietzsche que tu cites beaucoup dans tes écrits.
Je te rappelle que Nietzsche a écrit, concernant l’Islaam[15] :
"Les croisés combattirent plus tard quelque chose devant quoi ils auraient mieux fait de se prosterner dans la poussière".[16]
Le documentaire n'en dit pas un mot, bien entendu.[17]
 

BOUAZZA



Photo prise en mars 2006 (selon le calendrier dit grégorien).
[1] Depuis de nombreuses années, je me rends en Italie chaque fois que je le peux.
Avec mon épouse (et au début avec nos deux fils), nous retrouvons sa cousine paternelle, le mari de cette dernière et leur fille, installés à Torino″.
Nous retrouvions aussi la nonna(la grand-mère paternelle) dont l’existence ici-bas s’est achevée il n’y a pas très longtemps.
[2] La rue Garibaldi.
[3] Place du château.
Il y a un vieux château en effet, mais il y a aussi le palais royal car Torino était une capitale au temps de la monarchie.
[4] Il y a des jours en été où cette fraîcheur reste symbolique.
[5] Le Pô qu’il est possible de rejoindre au bout de la Piazza Vittorio Veneto en suivant la via Po.
Après le pont Vittorio sur le Pô, des constructions sur les hauteurs arborées, ne se lassent pas de contempler la Piazza.
[6] Une galerie de Milan que mon épouse, enfant, a vue en compagnie de ses parents.
[7] De la Haye en Hollande, que nous avons vue, il n’y a pas longtemps.
[8] Musée national de risorgimento italien.
[9] Bibliothèque nationale.
[10] Le bas de l’immeuble est occupé par un restaurant.
[11] Il avait cinq ans.
[12] Philosophe allemand (15 octobre 1844 -25 août 1900.
L’épisode du cheval à la Piazza Carlo Alberto date du 3 janvier 1889.
Nietzsche a passé le restant des jours de son existence ici-bas auprès de sa mère et de sa sœur et n’a plus ni parlé, ni écrit.
[13] Procéder à l'envoi par la poste, c'est prendre le risque que l'envoi ne soit jamais remis au destinataire au Maroc.
[14] ʺArteʺ, le 02/05/2002.
[15] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
[16] Friedrich Nietzsche, Antéchrist, Éditions Gallimard, Paris, 2006.
[17] Voir :
http://deshommesetdesfemmes.blogspot.com