jeudi 18 septembre 2014

« LE FILS DE SON PÈRE »


La tyrannie hideuse de l’autocrate dit Hassan II, roi[2] du Maroc,[3] n’a pas pu empêcher la parution de plusieurs livres dénonçant ce régime de l’imposture.
Le fiston qui a hérité du Maroc[4] après la disparition du papa, assure la continuité.
Cet autocrate dit Mohammad VI,[5] roi du Maroc, n’arrive pas non plus à empêcher la parution de livres dénonçant ce régime de l’imposture.
Comme ceux d’autres auteurs du Maroc, le livre de Omar[6] Brouksy,[7] intitulé « Mohammed VI derrière les masques, le fils de ʺnotre amiʺ »,[8] est publié en France, qui fait partie des États façonneurs et protecteurs de ce régime de l’imposture, aux multiples employeurs.
Si ce régime de l’imposture ne craint pas que des écrits l’affaiblissent, et compte sur ses employeurs du système colonialo-impérialo-sioniste pour continuer à le protéger, il a du mal cependant à tolérer que quelqu’un du Maroc, ose ne pas se plier à son arrogance, à sa mégalomanie, ose le défier, l’irriter en étant irrévérencieux, et en faisant preuve d’insoumission.
Ce régime de l’imposture, tyrannique, perfide, obscène, dépravé, corrompu, cynique et autres, considère que tout lui est permis, s’autorise le pire, ne recule devant rien pour piétiner la dignité, humilier, sévir et user de son mépris des populations qu’il ne voit que serviles.
C’est dire que des auteurs, comme Omar Brouksy,[9] prennent d’énormes risques[10] en osant exposer des pratiques condamnables que ce régime de l’imposture tient à masquer.
« Par-delà les écrans que le roi Mohammed VI déroule régulièrement pour y projeter les images qu’il entend donner de lui et de son régime, ce livre est d’abord un voyage dans l’intimité d’un pouvoir personnel, celui du 22e monarque de la dynastie alaouite. Il évoque son parcours, sa fortune, son statut religieux, ses conseillers, sa cour et son style de gouvernement depuis quinze ans ».[11]
Ce potentat savoure, comme son prédécesseur, le maintien de l’acte humiliant d’allégeance[12] qu’il met en scène, chaque année, avec « les dignitaires du régime »,[13] des figurants, s’inclinant devant lui et le glorifiant[14] lors une cérémonie détestable.
Se voulant à la « tête » d’un « État » dit « musulman », son statut de « chef religieux » s’appuie sur la légende qui fait de lui un descendant de l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.[15]
Intervenant partout,[16] d’une avidité sans limite, Mohammed VI, l’un des premiers « débiteurs » de boissons alcoolisées,[17] est l’un des plus riches de la planète.[18]
La tyrannie, le pillage, la torture, les mauvais traitements, les violations des droits, la corruption généralisée et autres continuent.
« Les trois dernières années ont surtout montré que « M6 » n’est pas près d’abandonner les vieux oripeaux d’Hassan II, et reste [...] le ʺfils de son pèreʺ ».[19]
Omar Brouksy, enseignant universitaire et journaliste, s’attache à mettre en relief un certain côté dit « laïc »[20] de sa démarche.
Ce ne sont donc pas les enseignements que l’Islaam[21] apporte à la marche des croyants et des croyantes,[22] qui sont recherchés.
Certes, ce qui a trait à cette marche a été combattu, brouillé et continue de l’être.
Il est nécessaire par conséquent de rappeler, encore rappeler, toujours rappeler que les imposteurs combattent et brouillent tout ce qui se rapporte à cette marche, afin de continuer à alimenter et à entretenir le faux,[23] la discorde,[24] la turpitude[25] et autres.
Ils montent les coups les plus inimaginables, pratiquent les manipulations les plus incroyables,  servent les mensonges les plus éhontés et pire encore.
Mais les croyants et les croyantes continuent et continueront la résistance.
« Et l’avenir est à la piété ».[26]



BOUAZZA





[1] ‘Omar Brouksy, violenté lors d’une manifestation qu’il couvrait en 2012, en sa qualité de journaliste.
[2] et [3] Produit de ce qui est appelé ʺl’indépendance dans l’interdépendanceʺ, ʺl’indépendance nationaleʺ, ʺla révolution populaireʺ ou autres et qui est inséparable du statut octroyé par le système colonialo-impérialo-sioniste.
Statut qui s’est traduit dans les colonies par la multiplication des "États" supplétifs, subordonnés avec plus ou moins de zèle, de soumission et de servilité dans l’exécution des ordres des métropoles et autres employeurs.
Ces "États" sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
Au Maroc, colonie française dite ″protectorat″, le système colonialo-impérialo-sioniste a fait d’un sultanat moribond, une monarchie héréditaire, dite de "droit divin".
Les colonies restent pour les employeurs des réserves de matières premières et de main d’œuvre, des marchés pour tout écouler, des points stratégiques pour les militaires, des terrains d’expérimentations des armements, des lieux de pédophilie et autres ʺloisirs pour touristesʺ, des dépotoirs multiples et variés et des décharges d’immondices.
Ces colonies sont dotées de moyens pour opprimer, mâter, briser, terroriser et massacrer ceux et celles qui résistent.
[4] Et d’un magot de milliards de dollars, de propriétés immobilières et autres, en France, aux USA et ailleurs, avec des dépôts dans des banques qui débordent d’argent des pillages, dépôts chargés du sang des victimes, des populations opprimées et exploitées.
Une ʺtraditionʺ des ʺÉtatsʺ d’Afrique et des ʺÉtatsʺ dits ʺarabo-musulmansʺ en Afrique et partout.
[5] Et aussi ʺM6ʺ :
[6] ‘Omar (le ʺrʺ roulé).
[7] Le ʺrʺ roulé.
[8] Nouveau Monde Éditions, Paris, 2014.
ʺLe fils de notre amiʺ renvoie au livre signé par Gilles Perrault, intitulé ʺNotre ami le roiʺ, consacré à la dénonciation de l’autocratie de Hassan II (Éditions Gallimard, Paris, 1990).
Le livre de Omar Brouksy est préfacé par Gilles Perrault.
[9] Installé au Maroc.
[10] Que n’encourent pas ceux et celles, en France par exemple, qui dénoncent l’arrogance, les mensonges, l’imposture et autres pratiques condamnables du ʺrègneʺ de la personne installée sur le ʺtrôneʺ du palais de l’Élysée.
Depuis 2012, c’est François Hollande, un homme de gauche, mis à la place de son alter ego, Nicolas Sarkozy, un homme de droite.
[11] Avant-propos, page 16.
[12] Détournement et déformation de l’acte dit ʺbaï’aʺ, par lequel des personnes s’engagent, librement, auprès d’une autre, qu’elles jugent dotée de qualités louables, pour lui confier, dans les rapports entre gouvernant et gouvernés par exemple, la responsabilité dans la gestion des affaires de la communauté et la défense de l’intérêt général, selon les enseignements de l’Islaam.
Lorsque ‘Omar Ibn Alkhattaab, ʺamiir almouminiineʺ (commandeur des croyants) a été désigné ainsi, tout en acceptant cette responsabilité, il n’a pas manqué de s’interroger sur ce qu’il y a lieu de faire afin d’assurer au mieux sa fonction dans le respect des enseignements de l’Islaam.
Il a exprimé en public sa crainte devant cette lourde tâche et sa peur de faillir à son devoir vis à vis des croyants et des croyantes.
Dans l’assistance, des personnes l’ont rassuré et lui ont fait savoir que tout manquement à sa mission serait combattu, au besoin par les armes.
Après les avoir écoutées, ‘Omar Ibn Alkhattaab a remercié Allaah qui a fait de lui un membre de cette prodigieuse ″Omma″.
[13] ʺGouvernementʺ, ʺhauts fonctionnairesʺ, ʺhauts gradésʺ, ʺélusʺ et autres.
[14] L’habillage dit ʺdémocratiqueʺ est destiné à ses employeurs, qui tiennent à cette supercherie, afin de continuer à disserter sur leur ʺapport civilisationnelʺ aux indigènes.
[15] Des membres de la famille de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, faisaient partie de ses ennemis, tel l’oncle paternel ‘Abd Al’ozza Ibn ‘Abd Almottalib, surnommé Abou Lahab.
Alqoraane lui a annoncé l’Enfer, ainsi qu’à son épouse.
″Que périssent les deux mains d’Abou Lahab et que lui-même périsse. Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu’il a acquis. Il sera brûlé dans un feu plein de flammes. De même que sa femme, la porteuse de bois. Avec une corde de fibres, attachée à son cou.″
Alqoraane (Le Coran), sourate 111 (chapitre 111), Almaçad, Les Fibres, aayate 1 à aayate 5 (versets 1 à verset 5).
Cela n’a pas dissuadé les imposteurs au service des employeurs du système dit ″dominant″ au niveau international, installés à la ″tête″ des ″États″ dits ″musulmans″, de se faire faire ″des arbres généalogiques″ leur attribuant ″des liens de parenté″ avec Mohammad sur lui la bénédiction et la paix, afin de continuer à alimenter et à entretenir le faux et l’ignorance, en tentant de faire croire aux populations des pays où ils sévissent, que ces liens les ″légitiment″, alors qu’ils savent parfaitement, qu’ils sont dépourvus de légitimité.
Á divers niveaux, ils s’octroient des positions dans de multiples domaines, prétendent à des places à part en invoquant cette ʺfiliationʺ qui se traduit, selon eux, par ʺun droit naturel à la noblesseʺ, à ʺl’autoritéʺ, à ʺla reconnaissanceʺ, à ʺla respectabilitéʺ, à ʺla considérationʺ, au ʺprestigeʺ, aux ʺélogesʺ et  autres.
Ces appellations usurpées rendent ces traîtres encore plus méprisables.
[16] Sa ʺconstitutionʺ en fait un personnage ʺintouchableʺ, quelle que soit la gravité des fautes qu’il peut commettre. (page 121).
[17] Page 83.
Les boissons alcoolisées sont condamnées par l’Islaam, dont ce régime de la débauche, prétend suivre les enseignements, alors qu’il les ignore royalement.
[18] Page 75.
[19] Épilogue, page 230.
[20] Terme, qui dans l’histoire de France, renvoie à la lutte entre ʺle clergéʺ et les tenants de l’idéologie dite ʺanti-cléricaleʺ.
Cette lutte a débouché sur ʺla séparation de l’Église et de l’Étatʺ pour signifier que ʺles institutions religieusesʺ n’ont pas d’influence sur ʺles autres institutionsʺ.
L’idéologie dite ʺlaïqueʺ continue d’alimenter et d’entretenir des politiques un peu partout.
[21] L’Islaam, depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
L’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat.
Les représentations, les fantasmes, les mythes et tout ce qui en découle, ne peuvent jamais anéantir cette Vérité.
Aujourd’hui, et depuis des lustres, l’État (ou la même institution appelée autrement) des croyants et des croyantes (almouminoune wa almouminaate) n’existe plus, nulle part.
Les ″États″ qui prétendent l’être sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
L’Islaam les dénonce, les rejette, les condamne, les combat.
L’État des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part, mais les membres de la communauté (alomma, la matrie) des croyants et des croyantes sont partout et seront partout, par la miséricorde d’Allaah, jusqu’à la fin de l’existence ici-bas.
[22] Almouminoune wa almouminaate.
[23] Albaatil.
[24] Alfitna.
[25] Alfaçaade.

vendredi 12 septembre 2014

DANS CHAQUE MOT, IL Y A CE QU’IL Y A AVANT LE MOT


Des mots se tassent au fond de ma gorge pour ne pas tomber dans ma bouche.
Ils se perdent dans une sorte de labyrinthe afin de ne pas arriver à la sortie.
Ils se pressent ensuite pour atteindre des zones retirées, voire des recoins inexplorés, comme pour se mettre à l’abri, derrière une sorte de rempart infranchissable.
On aurait dit qu’ils se cachent pour me protéger.
Ils insistent pour que je ne sois pas tenté de rompre mon silence et me demandent d’attendre, de patienter, de faire preuve d’endurance et qu’au moment voulu, ce qui doit être fait se fera.
Ils veulent en fait me signifier que dans chaque mot, il y a ce qu’il y a avant le mot.[1]
  

BOUAZZA

jeudi 11 septembre 2014

ENCORE SUR LA RÉSPONSABILITÉ


Allaah[1] a crée Aadame[2] sur lui la bénédiction et la paix, le premier homme, notre père et Hawwaa-e[3] qu’Allaah la bénisse, la première femme, notre mère.
Il les a installés au Paradis en leur indiquant l’arbre à ne pas approcher et en les mettant en garde contre l’imposture d’achchaytaane[4] l’ennemi, qui veut leur perte.
Le couple a cédé à l’imposture de l’ennemi et n’a pas tenu compte de la mise en garde d’Allaah.
Ayant réalisé la gravité de leur comportement, nos parents ont invoqué le pardon d’Allaah :
« Ô Notre Seigneur, nous avons fait du tort à nous-mêmes et si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fait pas miséricorde, nous serons très certainement parmi les perdants ».[5]
Allaah, Le Miséricordieux[6] a pardonné et a ordonné l’installation humaine sur terre, installation qui va se poursuivre jusqu’au terme fixé par Lui.
Achchaytaane l’ennemi, a obtenu d’Allaah de garder le pouvoir d’imposteur et de continuer à alimenter et à entretenir l’imposture jusqu’à la fin de l’existence ici-bas, pour tromper ceux et celles qui se laissent tromper.
Il est bon de rappeler qu’avant même de les créer, Allaah, Le Tout Puissant, a toujours su bien entendu que nos parents n’allaient pas tenir compte de Sa mise en garde, qu’ils allaient céder à l’imposture d’achchaytaane l’ennemi et qu’ainsi, devait débuter pour l’humanité l’existence ici-bas.
Allaah accepte le repentir[7] et accorde le pardon.[8]
Son Message est destiné à sortir des ténèbres[9] à la Lumière,[10] ceux et celles qui font ce qu’ils peuvent pour suivre ce Message.
Autrement dit, l’homme et la femme ont le choix entre la voie d’achchaytaane l’ennemi[11] et la Voie d’Allaah.[12]
L’installation de l’être humain sur terre,[13] marque le commencement du Message d’Allaah que les Prophètes et les Messagers, [14] sur eux la bénédiction et la paix, ont eu pour mission de transmettre.[15]
Le Message d’Allaah depuis Aadame[16] jusqu’à Mohammad,[17] sur eux la bénédiction et la paix, Est Un.
Un seul et même Message, qui concerne les univers.
La multiplicité des révélations se rapporte aux diverses étapes du Message.
L’Islaam[18] par conséquent, n’est pas né à l’époque où Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, a commencé la mission qui lui a été confiée par Allaah.
Et Alqoraane[19] est la synthèse, la continuation et le parachèvement du Message d’Allaah.
Alqoraane annonce clairement le parachèvement du Message :
« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et J’ai accompli sur vous Mon bienfait et J’ai agréé pour vous l’Islaam comme religion ».[20]
Tout cela souligne combien la dimension de la connaissance est importante en Islaam.
Elle est fondamentale.
L’Islaam rejette l’obscurantisme, l’ignorance[21] et pousse à l’effort[22] pour l’acquisition de la connaissance qu’il élève aux degrés les plus hauts.
« Et ceux qui ont mécru, leurs œuvres[23] sont comme un mirage dans une plaine désertique que l’assoiffé prend pour de l’eau jusqu’à ce qu’il l’atteigne, ne trouve rien et trouve Allaah auprès de lui qui lui règle son compte. Et Allaah Est prompt à compter. Ou comme des ténèbres dans une mer profonde, surmontée de vagues superposées ainsi que d’un nuage. Ténèbres les unes au dessus des autres, quand il sort sa main il ne la voit presque pas. Celui a qui Allaah n’a pas donné de lumière n’a pas de lumière ».[24]
Une personne peut ne pas être « cultivée » et atteindre la connaissance, comme elle peut être « cultivée » et rester dans l’ignorance.
Allaah guide les croyants et les croyantes[25] pour les sortir des ténèbres à la Lumière.
La guidance[26] leur permet de commander le convenable[27] et de proscrire le blâmable.[28]
Allaah fait appel à la raison et invite à se remémorer pour saisir le Sens et approfondir le Lien.
Se remémorer, c'est aussi être à l’écoute, chercher, s’interroger, réfléchir, voir, analyser, comprendre, élaborer, croire, aimer, partager, soutenir, accomplir, être reconnaissant, apprendre, réapprendre, se repentir, s’améliorer, choisir, agir, lutter, combattre, ne pas désespérer, construire, être confiant, témoigner, transmettre, devenir meilleur, agir,  résister et autres.
Le fondement du Message d’Allaah est :
« Laa Ilaah illaa Allaah ».
Il n’y a de Divinité qu’Allaah.
L’unicité.
« Attawhiid ».
Et Allaah nous rappelle que l’histoire des êtres humains commence avant leur apparition ici-bas.
Ce commencement est marqué par un engagement, un acte par lequel ils reconnaissent qu’Allaah Est leur Seigneur.
« Et lorsque ton Seigneur tira des reins des fils d’Aadame leur progéniture et les fit témoigner contre eux-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? » Ils dirent : « Si, nous en témoignons ».[29]
Les êtres humains sont donc créés avec une disposition naturelle à la croyance à Allaah.
Ils naissent croyants.
C’est « alfitra »,[30] la nature conformément à laquelle l’être est créé par Allaah, avec la croyance à Allaah.
Des changements interviennent ensuite, tout au long de l’existence ici-bas.
Les uns, par exemple gardent cette croyance, les autres la perdent, et certains, selon des modalités différentes, des cheminements divers et des voies multiples y retournent. [31]
L’Adoration[32] signifie l’Adoration d’Allaah l’Unique, sans jamais Lui associer quoi que ce soit.
Les attributs divins que s’arrogent des individus, ou qui leur sont attribués, se traduisent par l’associationnisme[33] qui porte atteinte au fondement du Message d’Allaah, à l’unicité.
« Allaah ne pardonne pas qu’on Lui associe quoi que ce soit et pardonne le reste à qui Il veut ».[34]
« Quiconque associe quoi que ce soit à Allaah, c’est comme s’il tombait du ciel et que les oiseaux le happaient ou que le vent le précipitait dans un abîme sans fond ».[35]
L’Adoration d’Allaah, n’a pas été imposée à l’être humain.
Allaah lui a accordé la liberté de choix.
Chacun est libre de croire ou de ne pas croire.
La liberté de choix se traduit par la responsabilité.
Chaque personne est donc responsable de son choix et sera fixée le Jour où « quiconque aura fait le poids d’un atome de bien le verra et quiconque aura fait le poids d’un atome de mal le verra ».[36]
Il va de soi que la liberté de choix ne s’oppose pas à la Volonté d’Allaah.
C’est parce qu’Allaah l’a voulu, que l’être humain bénéficie de cette liberté de choix.
Allaah peut imposer ce qu’Il veut, à qui Il veut, comme Il veut, quand Il veut.
L’Islaam n’impose pas de croire.
« Pas de contrainte en religion ![37] La voie de la raison s’est différenciée de l’égarement. Quiconque renie la tyrannie des fausses divinités[38] et croit à Allaah saisit l’anse la plus solide, qui ne se brise pas. Et Allaah est Audiant et Omniscient ».[39]
Lorsqu’une personne est guidée dans la Voie d’Allaah, elle fait de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
« Les musulmans et les musulmanes, les croyants et les croyantes, les obéissants et les obéissantes, les loyaux et les loyales,[40] les endurants et les endurantes,[41] les craignants et les craignantes,[42] les donneurs d’aumône et les donneuses d’aumône, les jeûneurs et les jeûneuses, les gardiens de leur chasteté et les gardiennes, ceux qui invoquent beaucoup Allaah et les invocatrices, Allaah leur a préparé un Pardon et une Récompense Immense. Il n’appartient pas à un croyant ni à une croyante, une fois qu’Allaah et Son Messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allaah et à Son Messager, s’est égaré d’un égarement évident ».[43]
L’Islaam enseigne, entre autres, à l’homme et à la femme, la complémentarité, la solidarité, l’équilibre, l’harmonie et autres en les mettant en garde contre les limites à ne pas dépasser.
L’Islaam apprend à éviter de manière générale tout ce qui peut générer de mauvaises pensées et pousser à se comporter de manière condamnable.
Partout, Allaah a mis des Signes[44] pour celui qui raisonne et pour celle qui raisonne.
Il n’appartient ni à l’homme ni à la femme, selon leur bon plaisir, de fixer ce qui est licite[45] et ce qui est illicite.[46]
Le licite est ce que Allaah a rendu licite et l’illicite est ce que Allaah a rendu illicite.
Ce que Allaah a transmis à l’homme et à la femme[47] est infiniment plus riche que tout ce que l’homme et la femme, peuvent atteindre en dehors du Message d’Allaah.[48]


BOUAZZA



[1] C’est Lui Allaah, nul Ilaah autre que Lui. Le Connaisseur de l’invisible et du visible. C’est Lui Le Clément, Le Miséricordieux. C’est Lui Allaah, nul Ilaah autre que Lui, Le Souverain, Le Pur, La Paix, Le Rassurant, Le Prédominant, Le Puissant, Le Contraignant, L’Orgueilleux. Gloire à Allaah ! Il transcende ce qu’ils Lui associent. C’est Lui Allaah, nul Ilaah autre que Lui, Le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, Le Dessinateur. Il a les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre proclame Sa Gloire. Et c’est Lui Le Puissant, Le Sage.
Alqoraane (le Coran), sourate 59 (chapitre 59), Alhachr (le r roulé), Le Grand Rassemblement, aayate 22 à aayate 24 (verset 22 au verset 24).
[2] Adam sur lui la bénédiction et la paix.
[3] Ève qu’Allaah la bénisse.
[4] Satan.
[5] Alqoraane (Le Coran), sourate 7 (chapitre 7), Ala’raaf, L’enceinte du Paradis, Les limbes, aayate 23 (verset 23).
[6] Arrahiime (le r roulé).
[7] Attawba.
[8] Alghofraane, almaghfira (les ʺrʺ roulés).
[9] La voie de l’imposture, d’achchaytaane l’ennemi.
[10] La Voie d’Allaah.
[11] La voie que choisissent ceux et celles qui ne croient pas, les mécréants et les mécréantes, alkaafiroune wa alkaafiraate (les r roulés).
La voie de l’échec.
Et ceux qui n’ont pas cru aux Signes d’Allaah, ce sont ceux-là les perdants″.
Alqoraane (Le Coran), sourate 39 (chapitre 39), Azzomar, Les Groupes, Les Groupes Homogènes, aayate 63 (verset 63).
Si les injustes avaient tout ce que contient la terre et autant encore, ils le donneraient en rançon pour se soustraire aux tourments du Jour de la Résurrection″.
Alqoraane (Le Coran), sourate 39 (chapitre 39), Azzomar (le r roulé), Les Groupes, Les Groupes Homogènes, aayate 47 (verset 47).
Et quant à ceux qui auront violé la loi et la morale, leur refuge sera le feu.
(Le feu de l’Enfer, jahannme, aljahiime).
Alqoraane (Le Coran), sorate 32 (chapitre 32), Assajda, La Prosternation, aayate 20 (verse 20).
[12] La Voie que choisissent, dans un élan d’Amour envers Allaah, ceux et celles qui croient, les croyants et les croyantes.
Le chemin à prendre est celui qu’Allaah indique et l’aptitude à le prendre est celle qu’Allaah accorde.
La Voie de la réussite.
Par le soleil et par sa clarté. Par la lune quand elle le suit. Par le jour quand il l’éclaire. Par la nuit quand elle l’enveloppe. Par le ciel et par Celui qui l’a construit. Par la terre et par Celui qui l’a étendue. Par l’âme et par Celui qui l’a harmonieusement façonnée. Et lui a inspiré son immoralité et sa piété. A réussi celui qui l’a purifiée. Et a perdu celui qui l’a corrompue.
Alqoraane (Le Coran), sourate 91 (chapitre 91), Achchamç, Le Soleil, aayate 1 à aayate 10 (verset 1 au verset 10).
Et ceux qui ont cru et accompli les bonnes œuvres, ceux-là sont les gens du Paradis où ils demeureront éternellement.
(Le Paradis : aljanna, alfirdaws).
Alqoraane (Le Coran), sourate 2 (chapitre 2), Albaqara, La Vache, aayate 82 (verset 82).
[13] Nous ne traitons pas d’autres créatures dans le cadre de ce travail.
[14] Singulier, Nabiyy, Prophète sur lui la bénédiction et la paix.
Singulier, Raçoul (le "r" roulé), Messager sur lui la bénédiction et la paix.
Un Prophète, sur lui la bénédiction et la paix, est quelqu’un qui a reçu d’Allaah la mission de rappeler ce qui a été précisé auparavant dans le Message d’Allaah.
Un Messager, sur lui la bénédiction et la paix, est quelqu’un qui a reçu d’Allaah la mission de rappeler ce qui a été précisé auparavant dans le Message d’Allaah et de transmettre une législation nouvelle, dans la continuité du Message d’Allaah.
Un Messager, sur lui la bénédiction et la paix, est en même temps un Prophète, sur lui la bénédiction et la paix.
[15] Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, a eu pour mission de transmettre Alqoraane.
Parlant de sa situation, Mohammad sur lui la bénédiction et la paix a dit :
ʺMa situation et celle des Prophètes avant moi est comparable à celle d’un homme qui a édifié une habitation, qui l’a agrémentée et qui l’a ornée, sauf la place d’une pierre[15] dans un coin. Les gens se sont mis à tourner dans l’habitation en exprimant leur admiration et en disant : si au moins la pierre manquante était posée.
Je suis cette pierre et je suis le sceau des Prophètesʺ.
Hadiite (hadite, hadiith, hadith) rapporté par Abou Horayra (les r roulés), qu’Allaah le bénisse, dans le recueil authentique d’Albokhaarii (le r roulé).
Sahiih Albokhaarii, Bayroute (Beyrouth), Lobnaane (Liban), éditions daar alqalam, (1987, tome 3, chapitre 19, page 26).
Lorsqu’il est question de hadiite, cela renvoie à ce qui a été rapporté concernant la conduite de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, à Assonna.
Alqoraane n’a de sens qu’avec Assonna et Assonna ne peut exister sans Alqoraane.
Assonna procède d’Alqoraane.
[16] Le premier Envoyé, sur lui la bénédiction et la paix.
[17] L’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
[18] L’Islaam, depuis Aadame sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
L’Islaam n’est pas une question d’ethnie, de tribu, de clan, de classe sociale, de sexe, de couleur, de langue, de parti politique, de pays, de nationalité, d’Etat.
Les représentations, les fantasmes, les mythes et tout ce qui en découle, ne peuvent jamais anéantir cette Vérité.
Aujourd’hui, et depuis des lustres, l’État des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part.
Les États qui prétendent l’être sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement et autres.
L’Islaam les dénonce, les rejette, les condamne, les combat.
L’État des croyants et des croyantes n’existe plus, nulle part, mais les membres de la communauté (alomma, la matrie) des croyants et des croyantes sont partout et seront partout, par la miséricorde d’Allaah, jusqu’à la fin de l’existence ici-bas.
[19] Le r roulé, Le Coran.
[20] Alqoraane (le Coran), sourate 5 (chapitre 5), Almaa-ida, La table, La table servie, Le festin, ayate 3 (verset 3).
[21] Aljahl.
[22] Alijtihaad.
[23] Leurs actions.
[24] Alqoraane (Le Coran), sourate 24 (chapitre 24), Annour (le r roulé), La Lumière, aayate 39 et aayate 40 (verset 39 et verset 40).
[25] Almouminoune wa almouminaate.
[26] Alhidaaya.
[27] Alma’rouf (le "r" roulé).
[28] Almonekar (le "r" roulé).
[29] Alqoraane (Le Coran), sourate 7 (chapitre 7), sourate Ala’raaf, L’Enceinte du Paradis, Les Limbes, aayate 172 (verset 172).
Il s’agit du fameux pacte pris par Allaah sur la race humaine dès sa création. C’est un acte de foi et d’allégeance selon lequel les enfants d’Adam sur lui la bénédiction et la paix, reconnaissent et attestent que Allaah est leur Seigneur-et-Maître en exclusivité et sans restriction aucune.
Donc chaque être humain est lié à sa naissance par ce pacte et s’il renie son Seigneur-et-Maître ou Lui donne quelque associé, il a manqué à son engagement et commis la plus grosse injustice.
Salaah Addiine Kachriid (Salah Eddine Kechrid),  traduction du Qoraane (Coran), Loubnane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaami, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984). Note en bas de la page 221.
[30] Le ʺrʺ roulé.
[31] Le retour d’un cœur dans sa patrie, selon l’expression de Léopold Weiss qui a choisi de s’appeler Mohammad Açad.
Muhammad Asad, Le chemin de la Mecque, Paris, Fayard, 1976.
[32] Al’ibaada.
[33] Achchirk (le r roulé).
[34] Alqoraane (Le Coran), sourate 4 (chapitre 4), Anniçaa-e, Les Femmes, aayate 48 (verset 48).
[35] Alqoraane (Le Coran), sourate 22 (chapitre 22), Alhajj, Le Pèlerinage, aayate 31 (verset 31).
[36] Alqoraane (le Coran), sourate 99 (chapitre 99), Azzalzala, La Secousse, Le Tremblement de Terre, aayate 7 et aayate 8 (verset 7 et verset 8).
[37] Laa ikraah fii addiine.
[38] Dans sa traduction du Qoraane, Kachriid (le r roulé) note en de bas de page au sujet de taaghoute″, qu’il traduit par tyrannie des fausses divinités″, que le mot est ainsi employé au singulier comme au pluriel. Il vient du verbe taghaa c'est-à-dire outrepasser les limites, déborder. Il désigne tous ceux qui s’attribuent ou à qui on attribue une force ou une prérogative n’appartenant qu’à Allaah. Ce sont, selon les cas, les idoles, le diable (achchaytaane, satan), les puissants de ce monde, son propre orgueil, etc…
Seul Allaah est capable de bien faire ou de nuire et nulle obéissance n’est due à personne si elle implique la désobéissance à Allaah.
Salaah Addine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), op.cit, bas de la page 53.
[39] Alqoraane (Le Coran), sourate 2 (chapitre 2), Albaqara, La Vache, aayate 256 (verset 256).
[40] Ceux et celles qui sont véridiques.
[41] Les patients et les patientes.
[42] Ceux et celles qui sont recueillis.
[43] Alqoraane (Le Coran), sourate 33 (chapitre 33), Alahzaab, Les Coalisés, aayate 35 et aayate 36 (verset 35 et verset 36).
[44] Aayaate.
[45] Halaal.
[46] Haraame (le r roulé).
[47] Par l’intermédiaire des Prophètes et des Messagers, sur eux la bénédiction et la paix.

mercredi 10 septembre 2014

UNE MAUVAISE VOIE

« N’approchez pas[1] azzinaa,[2] c’est une turpitude[3] et une mauvaise voie ».[4]



[1] Le verset dit bien n’approchez pas et non ne commettez pas.
Ainsi les préambules qui peuvent mener à azzinaa sont condamnés (danse, baisers…).
Salaah Addiine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), traduction du Qoraane (Coran), Loubnaane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaamii, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984).
Note en bas de la pagep.368.
[2] Le mot arabe azzinaa désigne la fornication et aussi l’adultère.
La sanction de la fornication n’est pas la même que celle de l’adultère.
L’Islaam qui consiste depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande, enseigne comment s’éloigner de la mauvaise voie.
[3] Faahicha.
[4] Alqoraane (Le Coran), sourate 17 (chapitre 17), Alisraa-e (le r roulé), Le Voyage Nocturne, aayate 32 (verset 32).
Je ne fais que reprendre ce dont j’ai déjà parlé.
Voir :

mardi 9 septembre 2014

C’EST TOI QUI VOIT


─ Avec ton phrasé et ta gestuelle, je vois où tu veux en venir.
─ Je ne vois pas ce que tu veux dire.
─ Je veux dire que je vois ce que tu as derrière la tête.
─ Et tu vois quoi ?
─ Ce qu’un mec n’arrive pas à ne pas laisser voir.
─ Moi en me retournant, je ne vois qu’un mur derrière ma tête.
─ Moi je vois autre chose.
─ Même avec tes lunettes noires la nuit ?
─ Avec mes lunettes noires, la nuit, je vois plus clair.
─ Et tu ne passes pas inaperçue.
─ En venant dans cette boîte de nuit, l’important pour moi est d’être vue sous mon meilleur jour.
─ Je n’ai pas vue passer l’heure, je dois partir.
─ C’est toi qui voit.[1]
  
BOUAZZA

lundi 8 septembre 2014

CAPACITÉ DE NUISANCE

Dans un mariage, la capacité de nuisance d’un con-joint[1] ou d’une conne-jointe,[2] peut être ancrée chez l’un ou chez l’autre (ou chez les deux) avant même la formation du couple.
La formation du couple permet, tôt ou tard, à cette capacité de nuisance, de se manifester.
Elle peut être supportée par l’époux ou par l’épouse (ou par les deux), afin de faire durer le mariage.
Qu’Allaah nous aide et nous éclaire.[3]
  

BOUAZZA